CONCLUSION
Cette rapide esquisse nous a montré Quimper, mêlant la charité aux nécessités de la discipline, édifier petit à petit ce service hospitalier dont l’histoire est l’image même de celle de notre aimable cité, avec ses rudes querelles et ses générosités, ses mesquineries etses grandeurs.
Nous avons pu assister, pas à pas, aux progrès ac—
complis dans ce domaine. Avons-nous lieu de sousestimer les efforts de nos pères et de nous vanter de les avoir tellement dépassés ?
Certes, les acquisitions modernes de l'hygiène ont transformé bien des détails. Mais nous ne pouvons oublier que nos aïeux, grands bâtisseurs, ont beaucoup: construit, dans ce dur granit cornouaillais, solide et fidèle, qui essuie les injures des hommes comme celles du temps. Les « grands ancêtres », eux, peu soucieux d’édifier autrement que sur des chimères qualifiées de généreuses et pratiquant avec art la politique mgénieuse et facile de l’expropriation, n’ont eu que la: peine de désaffecter ces pieux bâtiments.
NPC
Au moins l’installation de l'Hôpital dans l’enceinte du Séminaire représente-t-elle une revanche de l’esprit ; on en a chassé la prière pour y installer la souffrance : comme toujours, le dernier mot reste à Dieu.
Vu : Le Président de la thèse,
LAIGNEL-LA VASTINE.
Vu : Le Doyen, À. BAUDOUIN.
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l'Académie de Paris,