‹ Les HorizontalesChapitre 5 sur 11 · LA FORTUNE PERDUE · texte numérisé non relu

LA FORTUNE PERDUE

Quoi? je ne verrai plus en persillant au Bois Leurs troupes, par le temps, hélas! diminuées, Derrière mon landau s’ébattre par nuées,

À l’épatement des bourgeois!

Les voilà tous partis, leurs cœurs brülent pour d’autres. Tous, pendant quarante ans, firent les bons apôtres, Achetant par de l’or le droit de m’approcher!

Tous partis! Les bijoux ont pris la même route,

Ma beauté, mes appas! Helas! quelle déroute!

Vénus! je n’ai plus même un lit où me coucher!

Vénus! qui me rendra ma grande renommée ?

Ma chevelure d’or est blanche et clairsemée ;

Je n’ai plus de logis et suis sur le pavé!

Quoi? soupirants, amants, des quatre coins du monde.

Leurs présents, leurs amours, à misère profonde! C'est comme si j'avais rêvé!

Ainsi parlait Cora le soir de sa défaite.

- Elle n'était vraiment pas du tout à la fête,

Pearl, et des pleurs perlaient dans ses yeux meurtriers. Rêveuse, elle songeait au retour de Cythère.

Près d’elle, son bidet du pied frappait la terre,

Un bidet maigre et nu, dépourvu d’étriers!

Août 1883

CGT

TROTTINETTE

Comme elle court!

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