V. HUGO (Orientales
N'ai-je pas pour toi, ma charmante, Dis-le moi, fait encore assez?
O ma délicieuse amante,
Toujours quelque ennui te tourmente Quand tes yeux sont ainsi baissés.
Oh! regarde-moi, bien en face,
Et réponds-moi très franchement, Dis-moi, que veux-tu que je fasse”?
— Es-tu jalouse? Que je chasse Dès ce soir, mon dernier amant”?
Ah! tu souris et ta main presse Plus doucement encor ma main.
Commande, belle enchanteresse.
Puisque tu le veux, ma maitresse, Il ne reviendra plus, demain.
Je suis toute à toi, que m'importe, Lorsque je baise ton front blanc, Que cet homme soit à ma porte,
Et qu'il m’adore, et qu'il m'apporte Son cœur à broyer, en tremblant!
Perle! Diamant! O fleur pure!
Jure que tes seins adorés
Et tes lèvres, grenade müre, Ne subiront pas la souillure Vile des mâles abhorrés!
Laisse-moi dénouer tes tresses Et dégrafer tes vêtements, Pour les extatiques ivresses.
Il nous faut de douces caresses Et de tendres enlacements!
Novembre 1883
ERPDERELFASSE
En guerre les guerriers, Mahomet! Mahomet !