G80. — JUIN
Plaintes du syndic du clergé de Rieux contre le S"" de G-ratens.
Ces plaintes visent un des descendants de Jean-Charles Du Frère, seigneur de Hardosse, près Andiran \ et de Magdelaine de Saint- Geniès, au sujet desquels ou consultera avec beaucoup d'intérêt la Généalogie des maisons Bu Faur de Saint- Jory et de Pihrac\
^ Aujourd'hui Lot-et-Garonne.
^ Travail en coui's de publication, demandé à M. Sylvain Macary, archiviste des notaires, à Toulouse, par M. Raoul Du Faur, comte de Pibrac.
A Monseigneur cT Aguesseau, conseiller du Ro)/ en ses conseils, Président au Gh^and Conseil, maistre des requestes ordinaire de son hostel, Intendant en Languedoc et commissaire départi dans lad. province j^our Vexécution des édits et déclarations du Roy, touchant les ajfaires de la R. P. R.
Supplie humblement le syudic du diocèse de Hieux et vous remonstre que le s'' de Hardosse, faisant profession de la religion prétendue réformée, seigneur de Gratens dans le présent diocèse, a fait aposer une littre et ceinture funèbre, avec ses armes, en l'église parroissiale dud. Grratens et un banc dans le chœur d'icelle et prétend jouir de ces droits honorifiques comme s'il estoit catholique, ce qui est injurieux à l'église et défendu par la déclaration du Roy du xxvi" décembre 1656, art. 5, qui porte en propres termes que les seigneurs de la R. P. R. ne pourront user d'aucuns droits honorifiques dans les églises, sépultures, bancs et littres, demeurant lesd. droits en surséance tant qu'ils seront de lad. R. P. R,, et par plusieurs arrêts rapportés dans l'ordonnance de M^' Voisin, intendant d'Anjou, du 28*^ juin 1671, insérée dans le dernier recueil imprimé par ordre du Clergé touchant les affaires de ceux de la R. P. R.
Ce considéré, M^'", il vous plaise ordonner que lad. littre ou ceinture funèbre et armes que led. s^" de Hardosse a fait apposer à lad. église de Gratens seront ostées et blanchies par luy trois jours après la signification de vostre ordonnance, et au défaut d'iceluy par le supliant aux despens dud. s'' de Hardosse et que le banc sera mis et osté hors de l'église, avec défences d'en mettre à l'advenir à peine de 3000 liv. d'amande, sauf son droit lorsque luy ou ses successeurs feront profession de la religion catholique, apostolique et romaine, et ferez justice.
Le 12 juin 1680, M"" d'Aguesseau étant à Rieux donna une ordonnance conforme à la présente requête.
(Arch. de la Haute-Garonne : Evêché de Rieux.)