Lettre du 25 Mai
Je viens, mon cher curé, d'avoir une audiance du ministre uniquement sur les religionuaires et qui a été jjrécédée d'une très longue conférence avec M*" de Livry. Il est arresté d'écrire à M. de Bon d'attendre mon arrivée pour examiner le passé, le courant et l'avenir : je donneray les premiers exemples, on espère qu'ils serviront dans le reste du royaume.
Si M' l'évesque de Rieux et vous trouvez de la lenteur dans ma marche, vous conviendrez, à mon arrivée, que je n'ay pu la rendre plus prompte. J'entends que vous dites : Pourquoy ne pas dominer des ordres? Je vous répons, sans vouloir m'importantiser (s/c, pour 7ne rendre important)^ qu'on n'a pas voulu en confier l'exécution à personne pendant mon absence et cj[ue je vous garantis que mon départ est arretté et fixé depuis vendredy dernier.
Vous pouvés communiquer ma lettre à M"" l'évêque de Rieux, et je vous prie de dire aux s""^ Laroche et Pradère de s'en tenir scrupuleusement à une exacte observation, à moins que M*" de Bon ne prenne sur luy un parti contraire ou que le ministre ne change
la détermination de ce jour sur des nouveaux verbaux : j'en doute, vu la confiance qu'il m'a témoignée à cet égard.
(Arch. de la Haute-Garonne : Évêché de Rieux, et Arch. de l'Ariège : Religionnaires.)