‹ Les Huguenots du seizième siècleChapitre 131 sur 154 · lOid.j puasim · texte numérisé non relu

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misérable temps qui avait passé , auquel il eût pu advenir qu'un aurait tué celui duquel il tenait la vie chère comme la sienne propre' ». — « Ne faut-il point, s'écrie-t-il encore, qu'il y ait quelque furie cachée dans les entrailles de la France qui nous embrouille tant, vu que tant de préparations à union et concorde que nous voyons ne peuvent nous profiter, ni nous amener à la jouissance de ce bien ! »

Cette furie, c'est le clergé qui l'entretenait. Dandelot est incarcéré; le pape se plaint qu'on ne l'ait pas condamné au feu. Henri III versa, ce semble, assez de sang huguenot; néanmoins Sixte-Quint flétrit sa mémoire pour ne s'être point fait l'instrument des seize. Le cardinal Carafla dégagea Henri II de tous serments. Un autre, celui de Lorraine, combina lui-même les exécutions après la conjuration d'Amboise; il y assistait et y faisait assister les jeunes princes qui furent plus tard Charles IX et Henri III; il traita de «bélître» le chancelier de l'Hôpital, parce que celui-ci osa demander à l'assemblée de Moulins que les calvinistes fussent assistés à leurs derniers moments par un ministre. Ce fut un jésuite, Lainez, qui se trouva pris, au colloque de Poissy, d'une fureur presque épileptique en entendant Th. de Bèze exposer la foi évangéhque; c'est avec une volubilité frénétique qu'il s'éleva contre les hérétiques, «ces séditieux, ces fauteurs de séditions, lupi, volpi, serpenti, assassini », C'est un curé qui ne craignit pas de dire de Henri IV : « Que ne l'ai-je étouffé de mes deux bras, ce chien d'hérétique ! »

Quand Paris allait être bloqué par Henri IV, une armée de moines-soldats, jacobins, augustins, capucins, cordeliers, parcourut les rues de Paris; ces forcenés, le casque en tête.

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