‹ Les Huguenots du seizième siècleChapitre 29 sur 154 · Idem, t. I,p · texte numérisé non relu

Idem, t. I,p

r.lIAP. IV. — LA RÉFORME, AFFAIRE DE CONSCIENCE. 78

décenle, comme sont les fards, plissures, lioupcs, lardoircs,

guiquerolets , verlugadins ci autres choses sem-

l>lnl»Ics, (lesquelles tant hommes que femmes ahusent dans leurs parures. C'est pourquoi les consistoires feront leur possihîe pour réprimer de telles dissolutions , en censurant les rebelles et en les punissant même par l'excommunication, s'ils n'abandonnent pas tout ce qui est contraire à la modestie et à la simplicité chrétienne ' ». Celui de Monlauhan (1504) arrête qu'on usera d'une grande rigueur contre les femmes et liUes ^(qui se fardent et portent le sein ouvert- ». Antérieurement déjà , en 1562, celui d'Orléans avait décrété que les églises auraient à avertir les fidèles, tant hommes que femmes, «d'avoir la modestie en recommandation, singulièrement pour ce qui concerne les habits, afin de retrancher toutes les superfluités et d'abolir tous les excès qui se commettent ordinairement '' ». Un auîre synode, réuni à Paris, en 1565, recommande spécialement aux ministres de regarder à ce que leur propre famille donne le bon exemple : cLes ministres exhorteront le peuple de garder la modestie dans leurs habillements; et eux-mêmes en cela, et tous autres, se donneront réciproquement un bon exemple, s'abstenant de tout embellissement mondain en leurs habits , et en ceux de leurs femmes et enfants * ».

Tel synode s'élève contre certaines coiffures, tel autre contre les danses, les jeux, les loteries. Il y a là des révélations piquantes sur les usages du temps.

«L'article touchant les ajustements et les habits dissolus, tant des hommes que des femmes, sera gardé le plus dili-

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