France protestante , t. V, p
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que souleva celle horrible tragédie. Avant la Sainl-lkiithéleniy, c'est plutôt par leur fermeté dans les épreuves qu'elles prouvèreni leur héroïque attachement à In foi protestante. Ainsi, par exemple, cette honorable danioiselle de la maison du Til en Flandre, qui, étant partie de Lausanne avec son mari pour se rendre à Tours au moment où les troubles religieux venaient d'y éclater, refusa de signer une confession de foi qu'avaient dressée les moines de cette ville. Elle fut traînée (Crespin) «avec infinis outrages jusques à la rivière , ayant reçu en chemin un grand coup d'épée sur le visage et finalement, avec deux autres dames, jetée en l'eau si basse que, n'y pouvant être noyée avec ses compagnes, elles y furent assommées à grands coups d'avirons jusques à leur faire sortir la cervelle à la vue d'un chacun'.» Et l'on s'étonnerait encore, après le récit de scènes pareilles, que les huguenots se soient parfois laissés aller à des représailles!