‹ Les Huguenots du seizième siècleChapitre 82 sur 154 · Les Huguenots et la Famille · texte numérisé non relu

Les Huguenots et la Famille

Nous arrivons à la famille proprement dite. Quels principes présidèrent au mariage des huguenots ? Quelle influence la foi protestante exerça-t-elle sur les époux, les parents, les enfants? Voilà les questions auxquelles nous allons répondre.

A en juger d'après quelques précieux exemples que l'histoire a conservés, c'est la piété que les huguenots recherchaient avant tout dans les personnes dont ils souhaitaient d'obtenir la main; c'est moins aux avantages temporels qu'ils demandaient des garanties de bonheur qu'à la communion des sentiments religieux, à l'harmonie des cœurs, aux qualités morales.

En épousant Téligny, la fille de Coligny, Louise de Châlillon, ne regarda qu'au mérite personnel de son futur qui avait peu de bien\ Il périt, on le sait, lors de la Sainl-Barthélemy, sur les tuiles où il s'était sauvé et où les massacreurs finirent par le découvrir.

Jacqueline, veuve du baron d'Anthon, liUe du comte d'Entremont, l'un des plus grands seigneurs de Savoie, qui avait une naissance illustre, des biens immenses, une âme supérieure, s'était éprise de l'amiral sur la renommée des choses extraordinaires qu'il avait faites : elle lui écrivit

geois seront exiiortés de le faire quand il leur sera possible, afin d'être mieux résolu si lesdits nécessiteux reçoivent fldèlement la somme qui leur est distribuée, et si elle est suffisante ou excessive, pour en faire rapport au bureau».

Page 1