SCÈNE VIII
LES MÊMBS; VALENTINE, couverte d'un voile blanc et amenée par plusieurs demoiselles d'honneur.
MARGUERITE
Votre compagne, la voilà ; Et Jes mains de son père, ici recevez-la.
(saint-Bris a pris la main de Valentine et 1 amène à Raoul, qui la regarde.) RAOUL.
Ahl grand Dieul qu'ai-je vu?
MARGUERITE
Qu'avez-vous ?
RAOUL
Quoi! c'est elle Que m'offraient en ce jour...
MARGUERITE
Et l'hymen et l'amour.
RAOUL
thioi ! c'est là, dites-vous, ma compagne fidèle ? Trahison ! perfidie I
TOUS
Ah ! grand Dieu ! quel transport
Moi, son époux?... jamais !
MARGUERITE et VALENTINE.
0 ciel !
RAOUL
Plutôt la mort!
FIMLE.
Ensemble.
SAINT-BRIS et DE NEVERS.
*\h ! je tremble et frémis et de honte et de rage, t'est à moi d'immoler l'ennemi qui m'outrage : C'est son sang qu'il me faut, en ma juste fureur, Pour punir son affront et venger mon honneur.
VALENTINE
Et comment ai-je donc mérité cet outrage ? Dans mon cœur éperdu s'est glacé mon courage ; 11 faut perdre à la fois son amour et l'honneur, Et pour moi désormais plus d'espoir, de bonheur!
RAOUL
Traiiison ! perfidie 1 à ce point l'on m'outrage 1 Je repousse à jamais un honteux mariage. Plus d'hymen, je l'ai dit, et, fidèle à l'honneur, Je me ris désormais de leur vaine fureur.
MARGUERITE
0 transport 1 ô démence ! et d'où vient cet outrage? A. briser de tels nœuds quel délire l'engage ? Et d'un autre penchant le pouvoir séducteur Viendrait-il tout à coup s'emparer de son cœur?
MARCEL
Oui, mon cœur applaudit à son noble courage : Il repousse à jamais un fatal mariage, A son culte fidèle, et fidèle à l'honneur. Je me ris maintenant de leur vaine fureur.
LE CHŒUR
0 transport! ô délire ! et d'où vient cet outrage? Et pourquoi rompre ainsi le serment qui l'engage? Cet affront veut du sang ;
(Montrant Saint-Bris.)
Et sa juste fureur Doit punir un perfide et venger son honneur.
MARGUERITE, à Raoul.
Un semblable refus...
RAOUL
N'est que trop légitime.
MARGUERITE
Dites-m'en la raison.
RAOUL
Je ne le puis sans crime.
VALENTINE
Qu'ai-je fait?
RAOUL
Par égard, je veux me taire encor ; Mais cet hymen...
MARGUERITE, avec colère.
Raoul 1
RAOUL
Disposez de mon sort ; Mais je l'ai dit : jamais ! jamais!... plutôt la mort l
Ensemble.
DE NEVERS et SAINT-RRIS.
C'en est trop ! je frémis de colère et de rage,
T'est à moi d'immoler l'ennemi qui m'outrage ; [/est son sang qu'il me faut, en ma juste fureur, Pour punir son affront et venger mon honneur.
VALENT1NE
Et comment ai-je donc mérité cet outrage? Dans mon cœur éperdu s'est glacé mon courage ; Il faut perdre à la fois son amour et l'honneur, Et pour moi désormais plus d'espoir, de bonheur
RAOUL
Trahison! perfidie! à ce pomt l'on m'outrage! Je repousse à jamais un honteux mariage. Plus d'hymen, je l'ai dit, et, fidèle à l'honneur, Je me ris désormais de leur vaine fureur.
MARGUERITE
0 transport! ô démence! et d'où vient cet outrage? A briser de tels nœuds quel délire l'engage? Et d'un autre penchant le pouvoir séducteur Viendrait-il tout à coup s'emparer de son cœur?
MARCBL.
Oui, mon cœur applaudit à son noble courage : Il repousse à jamais un fatal mariage, A son culte fidèle, et fidèle à l'honneur. Je me ris maintenant de leur vaine fureur.
LB CHOEUR
O transport! ô délire! et d'où vient cet outrage? Et pourquoi rompre ainsi le serment qui l'engage? Cet affront veut du sang ;
(Montrant Saint-Bris.)
Et sa juste fureur Doit punir un perfide et venger son honneur.
DB NE VERS et SAINT-BRIS, à Raoul qui l'apprête à les miiir:
Sortons ! sortons 1 qu'il tombe sous nos coups I
RAOUL
D'un tel honneur mon cœur est plus jaloux.
MARGUERITE
Arrêtez! Devant moi quelle insulte nouvelle!
(Faisant signe à un des officiers de désarmer Raoul.)
Vous, Raoul, votre épéo.
(A Saint-Bris et de Nevers.)
Et vous, oubliez-vous Qu'à l'instant près de lui votre roi vous rappelle ?
RAOUL
Je les suivrai.
MARGUERITE
Non pas ! près de moi, dans ces lieux Vous resterez.
SAINT-BRIS
Le lâche est trop heureux
{Montrant la reine.)
Que cette main royale ait un tel privilège!
RAOUL
En désarmant mon bras c'est vous qu'elle protège, Et peut-être trop tôt je serai près de vous.
MARGUERITE
Téméraires! Tous deux redoutez mon courroux I Ensemble.
SAINT-BRIS
C'est en vain qu'on prétend enchaîner mon courage, Je saurai retrouver l'ennemi qui m'outrage.
(Prenant la main de Valentine.)
Viens, partons, c'est à moi, dans ma juste fureur, A punir son offense, à venger notre honneur !
RAOUL
Vainement l'on prétend retenir mon courage, Je saurai retrouver l'ennemi qui m'outrage. Oui, plus tard je saurai par ma seule valeur ReDOusser son offense et venger mon honneur!
Dieu puissant ! ai-je donc mérité cet outrage? Dans mon cœur éperdu s'est glacé mon courage ; [1 faut perdre à la fois son amour et l'honneur, Et pour moi désormais plus d'espoir, de bonheur!
MARGUERITE
0 transport 1 ô délire ! et d'où vient cet outrage A briser de tels nœuds quel délire l'engage? Et d'un autre penchant le pouvoir séducteur Viendrait-il tout à coup s'emparer de son cœur?
MARCEL
Oui. mon cœur applaudit à son noble courage : Il repousse à jamais un fatal mariage, A son culte fidèle, et fidèle à l'honneur. Je me ris maintenant de leur vaine fureur.
LE CHOEUR
0 transport ! ô délire ! et d'où vient cet outrage ? Et pourquoi rompre ainsi le serment qui l'engage? Cet affront veut du sang ;
(Montrant Saint-Bris.)
Et sa juste fureur Doit punir un perfide et venger son honneur.
SAINT-BRIS et DE NEVERS.
Partons, partons, éloignons-nous, Rien ne pourra le soustraire à nos coups !
(Saint-Bris et de Nevers entraînent Valentine à moitié évanouie et sorten an défiant Raoul, qui veut les suivre, et que retiennent les soldati ai la reine. Tout le monde se sépare dans 1p plus grand désordre..)