‹ Les HuguenotsChapitre 8 sur 71 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

LES MÊMES; UN VALET du comte de Nevers parait an fond, eon duisant une femme voilée ; elle disparaît dans les jardins, et le ralot redescendant la scène, s'adresse à son maître.

LE VALET

au maître de ces lieux, au comte de Nevers On demande à parler.

DE NE VERS, assis et sais se déranger.

Fût-ce le roi lui-même, Je n'y suis pas !... je ris du Dieu de l'univers Lorsqu'à table je bois 1...

MARCEL, a part.

Ah ! l'impie ! il blasphème î

LE VALET, à demi-voix au comte de Nevers.

Mais c'est une jeune beauté.

DE NEVERS, sans se déranger et souriant.

Une femme, dis-tu ?

(Nonchalamment. )

Vraiment l'on ne peut croire A quel point chaque jour je suis persécuté 1

LE VALET

Elle est là dans votre oratoire.

DE NEVERS, de même.

Qu'elle attende !

TA VANNES et COSSE, se levant.

Non pas ! en galants chevaliers, Et pour te remplacer, j'y cours !

DE NEVERS, sans se déranger.

Très-volontiers.

Un instant cependant...

(Au valet.)

Léonard, laquelle est-ce' La marquise d'Entrague ou la jeune comtesse?

LE VALET

Oh ! non, monsieur.

DE NEVERS

C'est aonc madame de Raincy?

LE VALET

Non, monsieur, et jamais je ne l'ai vue ici.

DE NEVERS, se levant.

Une conquête nouvelle I Vrai Dieu ! c'est différent!... et je cours auprès d'elle, Au moins par curiosité.

(à ses convives.)

Daignez, messieurs, m'excuser, je vous prie ; Et, fidèles à la gaité, Continuez sans moi cette joyeuse orgie, Que l'amour a troublée et, si j'en puis juger. Que l'amitié bientôt reviendra partager.

(il sort par le fond avec le valet. Tous les convives le suivent quelques pas, pais redescendent, si regardent entre eux et commencent à demivoix le chœur suivant. )

SCEISTE V.

LES MÊMES, excepté de Nevera.

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