PROTESTANTS
O désespoir! ô rage!
Un autre hymen l'engage
Et Penchaîne à jamais !
Et malgré leur tendresse,
La haine ne l(3ur laisse
Que d'éleinels regrels! De Nevers et son cortège viennent de remonter dans la chaloupe, qui qui s'éloigne au son des fanfares; les hommes et femmes du peuple et les enfants sont montés sur les degrés de l'église à gauche, sur les bancs et les berceaux de la tonnelle du cabaret à droite et même sur le gros chêne du milieu. Les bohémiens et bohémiennes parcourent le théâtre en agitant leurs flambeaux et en éclairant encore de loin le cortège qui descend la rivière. La reine Marguerite, qui vient remontée à cheval, suivie de ses pages, de ses écuyers et des gardes suisses du roi, continue sa marche le long du quai ; et sur le devant du théâtre, à gauche, un groupe de protestants, à droite, un groupe de catholiques se menacent de loin et se défient.