DIAGNOSTIC
consécutives à la vieillesse ou à des états inflammatoires : il manque les deux symptômes cruciaux. Les affections où l'œil est gros. — Rappelons ici la prudence qu'il est bon d'observer avant de conclure à lhydrophtalmie chez les races de chiens à yeux saillants.
| La principale maladie à différencier est l'exophtalmie = — qui peut être : É ET Unilatérale : elle est alors consécutive à une tumeur, | une exostose, un abcès, un hématome ou une hémorragie, une lésion tuberculeuse, un traumatisme brisant l’arcade et luxant l’œil partiellement. | L'état tensionnel du globe reste inchangé et l'œil, bien que semblant plus volumineux, n’a pas en réalité varié dans ses dimensions.
Bilatérale due soit à une lésion nerveuse centrale paralysant les muscles droits de l’œil (LESAGE) : la tension reste inchangée et d’autres troubles paralytiques (déviation de l’œil) ou généraux (mouvements en tonneau) font le diagnostic ;
Soit à la maladie de BAsEDOW, très rare chez le Chien. On sera frappé alors par la tuméfaction des corps thyroïdes, la tachycardie, les tremblements musculaires, la fente palpébrale agrandie, le regard fixe, brillant, contrastant avec le regard atone de l’hydrophtalme.
Là non plus n'existent ni hypertonie ni augmentation de volume de l'œil.
Les iridocyclites, assez facilement discernées des hydrophtalmies consécutives à des affections cornéennes
- par la violence de l'accès, par les renseignements fournis par l’examen ophtalmoscopique, il est vrai, problématique, et par les phases évolutives typiques. Élles © Se sont, rappelons-le, à lorigme de la plupart des hydro- = <? | phtalmies secondaires. ee
te RAR La panophtalmie. — La fièvre et son cortège de symp- 2 F tômes, la douleur oculaire très intense, interdisant | | toute exploration, l'absence d’hypertonie, la palpation es du ganglion parotidien hypertrophié, permettent nee : facile et précoce discrimination.
En résumé, diagnostic différentiel facile.
PRONOSTIC | En
L'hydrophtalmie ne met pas en danger la vie du malade, à moins de complications septiques.
Les commémoratifs permettront de catégoriser l'hydrophtalmie en cause et d'établir, par là même, un pronostic qui sera incomparablement plus bénin si l’affection est secondaire à une kérato-conjonctivite.
Cependant le pronostic sera sombre dans tous les cas, vu l’absence de thérapeutique spécifique, et l’inexorable évolution, si laffection n’est pas traitée, vers la cécité ou vers des complications nécessitant une énucléation,