COTE CNT ENTER. VO
JL In | SE
Superposition de la courbe auscultatoire et de la courbe osciilométrique
Ces souffles correspondent à la zone de plateau de cette courbe, les tons
cinglants, à la zone des grandes oscillations du Pachon.
métrique et d’en tirer des conclusions sur l’état de la circulation. I] nous semble, en effet, comme l’a déjà exprimé M. BARBIER dans « L’Etude clinique de la
paroi artérielle », en 1926, que ce qui importe sur-
=pO
tout, c'est le moment d’apparition de cette pulsation large, par rapport au chiffre de Mx.
Cette idée se retrouve d’ailleurs sous une autre forme dans les travaux de PACHON et de son école, sous le nom de pression efficace. Pour lui, la pression efficace est celle qui correspond à l’apparition de la plus forte oscillation. C’est admettre qu'à ce niveaulà survient brusquement dans la constitution même de la pulsation un phénomène nouveau : cette idée est donc très voisine de celle que nous défendons sur l'intérêt de la recherche et du dosage du plateau d’anacrotisme.
. Chez les sujets normaux, sans anacrotisme, la pres-
sion efficace se confond avec la tension maxima. Chez les sujets à pouls anacrotes, la pression efficace ‘est très éloignée du chiffre de Mx et se confond, comme niveau, avec le niveau même du plateau d’anacrotisme.
Signalons d’ailleurs que dans la suite de notre étude, seules ont été employées les méthodes auscultatoire et palpatoire : dans ses recherches antérieures, M. BARBIER avait en effet pu vérifier le parallélisme des trois méthodes, ce qui peut dispenser, en pratique,
d’avoir recours à l’oscillométrie.
cie La Méthode palpatoire appliquée à la
recherche de l’anacrotisme,
Il semble au premier abord difficile de demander à la simple palpation au-dessous du brassard, autre chose que le chiffre de Mx. Pourtant, la recherche de la vibrance humérale a déjà permis, par ce procédé très simple, la délimitation très exacte de la diastolique.
M. BARBIER a montré qu'on pouvait aller plus loin encore et demander à la palpation des renseignements précis sur la forme de la pulsation. Il a publié ses recherches, sous le titre « Un nouveau signe du pouls anacrote : le retard provoqué de la pulsation radiale ». Il s’agit, en fait, d’un petit signe d’une recherche très facile et qui ne demande pas d’autre matériel qu’un sphygmomanomètre à manchettes.
La tension étant recherchée par la méthode palpatoire, au lieu de palper seulement la radiale du côté comprimé, on palpe en même temps, dès le moment où les premières pulsations franchissent la manchette, la radiale du côté opposé. Un sujet normal présente, dans ces conditions, une petite pulsation du côté comprimé, une pulsation beaucoup plus forte du côté hbre, mais ces deux pulsations sont pratiquement synchrones.
La
Chez certains sujets, on est frappé de découvrir un asynchronisme marqué entre le pouls radial du côté du brassard et celui du côté libre : « On a, écrit M. le
Sujet norma!
En haut, la pulsation artérielle entière; au-dessous, le sommet de pulsation qui passe seul à la radiale, Ce phénomène radial ne retarde que très peu le phénomène huméral : ce retard, indiqué par les pointillés. est
trop faible pour être appréciable par l'observateur.
Docteur BARBIER, l'impression de tâter le pouls à deux malades différents, ayant tous deux le même rythme, mais avec un décalage important entre les deux. »
Ce « retard provoqué du pouls radial » s'explique par ce fait que nous sommes, dans ce cas, en présence d’un pulsus tardus :
Toute la base de la pulsation étant supprimée par l'onde franchit le brassard et arrive à la radiale. Si la compression de la manchette, seul le sommet de
IHROTEE
le sujet présente un pulsus celer, dont le sommet, par définition, est proche de la base, ce sommet de la pulsation arrive à la radiale sensiblement aussi vite que l’ensemble de la pulsation du côté libre; il n'y a pas de retard appréciable.
S'il s’agit, au contraire, d’un pulsus tardus, à sommet retardé, lorsqu'on palpe d’un côté une radiale où arrive toute la pulsation, et de l’autre une radiale où passe seulement le sommet de cette pulsation, «il existe un décalage entre les deux pulsations, un retard provoqué du pouls radial, retard proportionnel au
pulsus tardus ».
Sujet à pouls anacrote
Même représentation graphique que dans la fig précédente. Mais ici le phéno-
mène radial s'inscrit avec un retard considérable sur le phénomène huméral,
Lorsqu'on a constaté ce retard provoqué du pouls radial, au niveau de Mx, il convient de palper les
Gi
deux radiales pendant toute la décompression. On constate que le retard diminue peu à peu, pour disparaître assez brusquement. Ce point de réapparition du synchronisme, qui va maintenant se poursuivre jusqu'à la fin de l’examen, correspond au plateau de l’anacrotisme, ou plutôt au moment où l’on retrouve la ligne d’ascension verticale qui constitue la première partie de la pulsation ananote.
Ce retard, qui disparaît toujours au même chiffre tensionnel, est donc un phénomène constant faisant intimement partie de la pulsation artérielle. Pratiquement, la disparition de ce retard concorde toujours avec le plateau de l’anacrotisme décelé par les deux méthodes précédemment envisagées : auscultatoire et oscillatoire.
Or, l'emploi de l’une des trois méthodes ne nécessite que l’un des appareils habituellement employés dans les recherches des variations tensionnelles : osaillomètre cu sphygmomanomètre. I] est donc possible, au lit du malade, quel que soit le mode choisi, et par des recherches faciles, de se renseigner sur l’existence d’un pouls aigu (pulcus celer) ou d’un pouls à plateau surmonté d’un clocher : pulsus tardus, pouls anacrote. Chacune de ces méthodes permet de plus de fixer avec exactitude le siège du plateau d’anacro-
tisme par rapport à Mkx.
Application de nos recherches à l'examen
des hypertendus
Cette constatation, une fois posée, nous allons nous efforcer de démontrer que cette recherche de l’anacrotisme, cette détermination exacte du plateau de l’anacrotisme, aura, sur le mécanisme des variations
tensionnelles des aperçus très intéressants. Posant
QE
Pouls anacrote des Hypertendus à tension Mx variable : Au-dessus d'un plateau stable un clocher de surtension représente l'élément variable
de leur tension.
d'emblée la conclusion que nous nous efforcerons tout à l'heure de défendre, nous pouvons dire que les hy-
pertendus, dont le chiffre de tension varie d’un exa-