‹ Les Hypertendus: à tension maxima variable Contribution à l'étude de la forme de la pulsation chez les hypertendusChapitre 17 sur 81 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Observations cliniques

Nous apportons dans ces pages une série d’observations de malades hypertendus à tension maxima variable, chez lesquels les variations tensionnelles constatées s'expliquent toutes par la forme spéciale de pulsation analysée au chapitre précédent.

Toutes ces observations correspondent à des documents cliniques recueillis par M. le Docteur BARBIER, soit à l'hôpital, soit en clientèle, par les divers moyens exposés plus haut.

En pratique, le procédé employé le plus couramment a été la simple recherche du retard provoqué du pouls radial, immédiatement schématisé sur l’observation ou la fiche du malade. Une telle notation est rendue très facile si l’on emploie systématiquement le petit schéma suivant : Toutes les fois qu’au cours d'un examen d’hypertendu on constate que l’on a affaire à un pouls anacrote, on note la tension artérielle maxima, la minima, et, de plus, par le procédé du retard, le point du plateau d’anacrotisme, que l’on

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peut appeler, si on veut, le point v, et l’on représente le tout graphiquement sous forme du polygone suivant :

Le chiffre trouvé pour Mx est inscrit au sommet; le chiffre noté pour Mn inscrit à côté de la base, et l’on marque au point « les chiffres tensionnels correspondant au plateau d’anacrotisme. É:

Ce petit schéma a l'intérêt de reproduire en quelque sorte dans l’espace le phénomène même du retard du pouls radial et de se présenter ainsi, en quelque sorte, comme la construction idéale de la forme de la pulsation.

Quel que soit d’ailleurs le procédé tensionnel employé, l’oscillogramme obtenu au Pachon, ou la courbe auscultatoire donneraient avec la même précision, comme nous l'avons vu tout à l'heure, le point w. Il sera bon d'inscrire à l’intérieur même du polygone tensionnel obtenu la date de l'examen, ce qui permet, plus tard, de situer dans le temps la série des recherches tensionnelles effectuées.

La plupart de ces malades étant des malades de clientèle, la recherche a été faite au jour où on avait la chance de les voir, ce qui est une mauvaise condi-

ton pour juger d'uné hypertension variable : ainsi, l’un d'eux, dont l'observation avait d'ailleurs été pue bliée auparavant dans un article du Journal de Médecine de Lyon, s'était montré, à toute une série d’examens, à peine hypertendu, à 16. Il a fait un brusque accident d’hypertension paroxytique à 23 et, depuis, on ne le retrouve toujours qu'avec sa tension habituelle de 16. Il est donc bien évident que de nombreux accidents hypertensifs sont méconnus: que de nombreuses variations tensionnelles échappent, mais cela ne fait qu augmenter l'intérêt des observations où l’on arrive au contraire à les dépister. |

Pour chaque malade, les chiffres tensionnels constatés ont été rapprochés des résultats de l’examen clinique et spécialement de l’auscultation du cœur, de l’orthodiagramme répété à chaque examen, de l’examen des urines.

Ainsi se trouvent constitués quelques groupements cliniques.

En premier lieu, nous raporterons les observations de malades sujets à de brusques crises hypertensives constituant chez eux une sorte d’accident brutal et passager. Tel le cas, que nous avons cité dans un précédent chapitre, du jeune homme sujet à des crises d’angine de poitrine, et dont l’histoire a été rapportée par MACKENZIE.

En second lieu, nous groupons les cas dans lesquels ces poussées hypertensives ne semblent que le début, la constitution progressive d'une hypertension ascendante.

Dans un autre groupement, nous réunissons les

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sujets à hypertension curable, c’est-à-dire ceux dont les variations tensionnelles apparaissent comme des phénomènes vasomoteurs liés à un état spasmodique et dont on peut, par un traitement approprié, ramener le chiffre Mx à celui du plateau d’anacrotisme.

Une dernière série groupera les hypeïtensions en voie d’involution, les « hypertendus défaillants », c'est-à-dire ceux chez lesquels l’abaissement du chitfre du plateau d’anacrotisme, coïncidant avec des signes de défaillance cardiaque, peut être considéré comme un prélude de l'effondrement de la tension maxima.

Nous ferons suivre chacune des observations de quelques lignes montrant comment on peut interpréter les chiffres trouvés aux différents examens chez cha-

cun de ces malades.

Il. — LES CRISES HYPERTENSIVES

A. — Observations déjà publiées

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