‹ Les Hypertendus: à tension maxima variable Contribution à l'étude de la forme de la pulsation chez les hypertendusChapitre 22 sur 81 · MM. BARBIER ET JOSSERAND · texte numérisé non relu

MM. BARBIER ET JOSSERAND

M. J..., 70 ans, très valide, montant chaque jour sans essoufflement ni fatigue de nombreux étages, conduisant son auto pour de grandes courses. Cœur normal, tension, 15/8. Pas d’'albumine, examen général négatif. En juillet 1927, il part en auto pour l'Océan, fait une longue étape coupée de repas copieux, s'arrête le soir, pour y passer la nuit, dans une ville d’eau et là, il présente brusquement un malaise et tombe dans le coma. Le médecin appelé trouve une tension de 26/16 et fait un pronostic très sombre, pensant avoir affaire à une hémorragie cérébrale chez un gros hypertendu. Au bout de cinq heures, le coma se dissipe et, le soir, le même médecin, avec le même appareil, constate une tension de 16/10, voisine de ce que nous savons être la moyenne du maläde. Le lendemain, le malade se sent si bien qu'il reprend le volant ét continue son long voyage sans autre incident. Revu depuis, sa tension est toujours de 15/8 et son cœur n'a pas changé.

« I] nous manqué ici, écrivent MM. Barbier et Josserand, l'élément d’anacrotisme au cours de la crise, puisque nous n'y avons pas assisté; mais une aussi brutale

et aussi brève élévation tensionnelle nous semble incompatible avec un autre mécanisme et trouve, au contraire, dans notre hypothèse, une explication plausible. Peutêtre, chez notre malae, qui avoue avoir par périodes quelques malaises cérébraux, avec céphalée sourde et vertiges, y a-t-il chaque fois une crise hypertensive plus ou moins forte : nous n'avons pas pu, dans des examens espacés et peu nombreux, mettre une de ces crises en évidence. En tous cas, cette coïncidence d'une hypertension d’un jour, à un taux considérable, avec un véritable coma, peut faire penser que le malade a, comme l’écrivait irès justement le médecin qui l’a vu ce jour-là, passé bien près des accidents cérébraux graves de l'hypertension, ce qui prouve qu'il n'est pas besoin d’être un grand hyp=rtendu chronique pour présenter une hémorragie cérébrale d'origine hypertensive. » |

B. — Observations inédites

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