‹ Les Hypertendus: à tension maxima variable Contribution à l'étude de la forme de la pulsation chez les hypertendusChapitre 26 sur 81 · OBSERVATION VI · texte numérisé non relu

OBSERVATION VI

M. J., 54 ans. — Pas de passé pathologique; nie la syphilis. Marié; une fillette née après 19 ans de mariage. Sa fernme n'a jamais eu de fausse couche. Vient pour crises douloureuses précordiales et raconte une histoire typique d'angor d'effort. I] n'a eu que deux crises nocturnes, en sé couchant un soir tard, après avoir passé plusieurs heures dans une atmosphère enfumée de tabac. Examen cardiaque négatif, cœur normal à l'écran, acrte normale. Wasserman négatif.. Pas d’albuminurie. Tension 18/8 avec plateau à 15.

Entre dans la catégorie des petits hypertendus à tension variable, chez lesquels ies crises d’angor sont peut-être liées à des poussées hypertensives.

Il n’est pas étonnant de voir ce chapitre des crises paroxÿystiques brusqués être de beaucoup le moins documenté. Il faudrait, pour faire mieux, assister aux crises de malaises (céphalés, angoisse, et véritable angor etc...), que racontent les malades. Il est à ce

point de vue important de noter la fréquence d’épiso-

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des angineux chez les hypertendus à pouls anacrote. Il est probable que comme MACKENZIE eut la chance de le constater un jour sur un jeune angineux en crise, certaines de ces crises d’Angor correspondent en réalité à la constitution d’un clocher de surtension.

Il est probable aussi que certains phénomènes paroxystiques comme les céphalées, ou les crises de dyspnée asthmatiformes ont parfois comme primum' movens une modification tensionnelle analogue.

Enfin, si l’on tient compte de l'accident cérébral grave présenté par notre malade de l'observation N° I], cette notion des clochers de surtension permet sans doute de comprendre certains accidents d'hémorragie cérébrale qui étonnent un peu chez des sujets à hypertension modérée. On comprend qu’un brusque changement circulatoire passant de 16 à 26 puisse amener la rupture d’une artère cérébrale, rupture explicable si l’on prend la tension au moment même de l'accident, bien moins facile à comprendre si l’on a observé seule-

ment le malade dans ses périodes de tension basse.

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