OBSERVATION XV
Mme F., 62 ans (mai 1929). — Vient pour céphalées, bouffées de chaleur et peut-être quelques impressions angineuses discrètes. Traces d’albumine, cœur un peu gros, aorte normale. Tension 26/15 avec plateau à 23. Obésité légère.
Revue en mars 1930, puis en juin 1930. Sous l'influence du régime et du traitement elle a perdu plus de 5 kilos, se sent mieux, n’a plus d’albumine, sa tension est de 25/14 en mars avec plateau à 22, elle est de 22/12 en juin 1930 sans plateau net.
Il s'agit d'une hypertension sur l'élément spasmodique de laquelle on a eu une action légère mais indiscutable, avec disparition de l'albumine, amélioration nette de l’état fonctionnel.
OBSERVATION XVI Mme G., 50 ans (avril 1928). — Souffre depuis des
années de crises précordiales étiquetées « angor névrosique », est une grande émotive. Aucun signe de lésion organique du cœur. Pas d’albumine. Cœur et aorte très normaux à l'orthodiagramme. Au premier examen, dans une période de surmenage (et dix mois après une ménopause artificielle par tube de radium pour métrorragies), tension 20/10 avec gros retard provoqué du pouls radial et plateau à 16.
Revue deux ans après, en février 1930. Va mieux, a franchi la période des troubles vaso-moteurs de la ménopause. Tension 16/9, avec retard à peine perceptible jusqu'à 15. ,
En somme, hypertension passagère de la ménopause. La constatation d’un fort retard provoqué et d’un plateau d'anacrotisme bas, permettant dès le premier examen d'opérer un abaissement tensionnel ultérieur.