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que dans quelques cas en parcourant les observations du service. Enfin dans certains cas, elle relève de la formation de calculs par précipitation des phosphates.
Le diagnostic de ces hématuries d’origine vésicale sera d'ordinaire facile étant donné l’état louche et glaireux des urines. Il ne faudra naturellement pas compter sur . la diminution de la capacité vésicale.
Le diagnostic devient plus difficile quand elles s’accompagnent de douleurs vives et Guyon cite l'observation d'un malade qui présentait des hématuries spontanées, peu abondantes, terminales, répétées, accompagnées de douleurs intolérables qui firent penser pendant plusieurs jours au néoplasme. |
Un traitement devra être dirigé contre cette cystite et sa réussite sera un nouvel élément pour pitiner le dia-
gnostic.
Les hématuries dues aux calculs
Les hématuries dues aux calculs se présentent en clinique, très différemment selon qu'il s’agit de calculs pri mitifs ou de calculs secondaires. Les deux cas peuvent en effet se rencontrer au cours de l’hypertrophie prostatique, quoiqu'à vrai dire, les calculs secondaires, qui sont en fait une véritable complication de celle-ci, s’y rencontrent plus fréquemment.
1) Hématuries dues aux calculs primitifs. — Il s’agit d'un prostatique qui présente des hématuries, abondan-
tes, prolongées, totales en général, mais à prédominance
F Es En. | per terminale, Fait très important, ces hématuries sont provoquées par le mouvement, les secousses, calmées au con- À traire par le repos. Elles sont donc presque toujours diurnes." - = Elles présentent donc nettement les caractères propres | aux hématuries des calculs vésicaux et cela d'autant plus qu’elles s'associent à des douleurs survenant à l’occasion des fatigues, des secousses, des marches prolongées et calmées elles aussi par le repos. ;
On les rencontre, ou bien dès la période initiale du
4 prostatisme, ou à la phase de rétention aiguë qui peut e- coïncider avec une de ces hématuries, ou au contraire la à suivre immédiatement,
J * Parfois enfin elles peuvent se rencontrer chez les réten- 4 tionnistes chroniques, avec urines claires, et même che É: les rétientionnistes infectés, avec urines troubles.
j Les hématuries sont très fréquentes dans le cas de cal- | 1 s culs primitifs : Azoulay dans sa thèse sur les calculs vési- 's caux associés à l'hypertrophie prostatique la rencontre É dans six cas sur huit. | | ; ‘1 Les hématuries sont d’origine nettement vésicale : elles
résultent du traumatisme infligé à la muqueuse vésicale
par ke calcul violemment agité dans lä vessie et, de fait,
s leur vraie caractéristique c’est d’être exclusivement provoquéé par le mouvement.
Le diagnostic en sera donc facile en général et devra s’appuver sur l'examen cystoscopique qui montrera la présence des calculs dans la vessie.
>) Les calculs secondaires. — Comme nous l’avons dit,
ceux-ci constituent en fait une complication assez fréquente de l’hypertrophie prostatique.
L'hématurie contrairement à ce que nous avons vu pour les calculs primitifs, se présente sous la forme d’une hématurie peu abondante, légère, ordinairement terminale. La marche ne semble pas avoir d’action sur elle.
Par contre l’hématurie provoquée par le sondage paraît assez fréquente.
D'autre part, elle est en fait, rare et nous ne l’avons rencontrée que dans quelques cas dans les nombreuses observations que nous avons parcourues.
Cette hématurie assez peu caractéristique, s'associe à des douleurs et ce signe serait important, puisque normalement, la cystite des prostatiques est à peu près indolente, mais os douleurs ont perdu l'allure caractéristique qu'elles avaient dans le cas des calculs primitifs, elles ne sont pas influencées par le mouvement, et les malades souffrent autant pendant le repos que pendant l'exercice.
Hématuries et douleurs surviennent ordinairement chez un vieux prostatique, en période de rétention (fréquence diurne et nocturne des mictions) avec grosse prostate et signes de cystite (fréquence considérable des mictions, urines troubles, glaireuses, louches).
€ L'erreur la plus souvent commise consiste à attribuer les douleurs, les hématuries,. à la cystite dont ces malades sont affligés » (Legueu). II faudra savoir donner à l’hématurie, même très réduite, sa valeur diagnostique
et, comme le.dit le professeur Marion, « lorsque chez un
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prostatique atteint de cystite vous observez un filet de sang à la fin d'une miction, songez au calcul ».
L'examen cystoscopique devra être pratiqué soigneusement pour vérifier le diagnostic; étant donné le relief prostatique, il faudra prendre soin pour bien examiner le bas fond de bien déplisser la vessie en injectant un peu plus de liquide et d'élever le pavillon du cystoscope.
Nous voyons donc en définitive qu’alors que les hématuries des calculs primitifs se présentent avec des allures cliniques qui les font aisément reconnaître, les hématuries ges calculs secondaires sont peu nettes et peuvent passer facilement inaperçues. Elles n’en ont pas moins une grande valeur diagnostique, car si elles n’auforisent pas le diagnostic de calculs, elles permettent du moins
de les soupçonner.
Hématuries provoquées par les papillomes vésicaux
L'hématurie au cours de l’hypertrophie prostatique peut provenir de la présence de papillomes dans la vessie. Nous avons pu trouver un certain nombre d'observations que l’on pourra lire plus loin, dans lesquelles les hématuries provenaient de cette cause.
L'hématurie dans ce cas présente la même allure qu'en dehors de l’hypertrophie prostatique : elle est abondante, spontanée, apparaissant et disparaissant sans cause, indolore, terminale ou à prédominance terminale, intermittente et une miction sanglante peut être encadrée par des mictions claires: enfin elle est capricieuse, pouvant se
MALLEBAY. 2.