MANIFESTATIONS INTELLECTUELLE DE LHYSTÉRIE
Classification des divers troubles intellectuels. — Premier de^rré : troubles légers des facultés affectives. — Deuxième degré : état mental des hystériques dans l'enfance, à l'âge adulte et à l'âge de la ménopause. — Troisième degré : hystérie grave. — Inhibition et dynamogénie. — Attaques de sommeil. — Somnambulisme spontané — Simulation du somnambulisme spontané. — Anomalies de la mémoire. — Dédoublement de la personnalité.
Classification îles divers troubles intellectuels. —
Lorsqu'on veut envisager l'état mental des hystériques, au point de vue des applications médico-légales qui s'y rapportent, on doit, dès le début, établir des divisions, admettre des degrés.
De même, en effet, que les manifestations somatiques de la névrose ne sont pas toujours identiques à ellesmêmes et qu'il y a, nous l'avons vu, une série de termes intermédiaires, depuis l'hystéricisme avec ses spasmes et ses vapeurs, jusqu'à la grande attaque d'hystéroépilepsie, de même on destend, par degrés successifs,
ritOUBLES IMU l.l I rOEI s.
de L'hystérie mentalement légère à l'hystérie la plus grave, à la folie hystérique.
S ins doute, lorsqu'il s'agit de grouper les phénomènes somatiques «1»' la maladie, toute classification élablissanl entre une espèce et l'espèce voisine une ligne de démarcation fatalement tranchée (en apparence du moins), a quelque chose d'arbitraire. Mais cette classification s'impose comme une impérieuse nécessité dans la description des phénomènes psychiques de l'hystérie et des applications médico-légales de la névrose.
Il m'a semblé naturel d'admettre quatre degrés dans les troubles intellectuels. Ce groupement pourrait peutêtre être modifié; mais, tel qu'il est, il me paraît répondre à la réalité des choses et être suffisant, ce qui est le point important, pour permettre de s'orienter au milieu des difficultés de la pratique.
• liiez les malades du premier degré, l'hystérie est légère, les facultés affectives sont un peu diminuées, mais non encore profondément troublées; c'est du nervosisme plutôt que de l'hystérie proprement dite.
Au degré suivant, le trouble est plus prononcé, la faconde percevoir les impressions du dehors et de réagir contre elles trahit une équilibration vicieuse des facultés, une perturbation déjà profonde du caractère, du moi pensant, et surtout du moi sentant. La malade ne jouit plus d'une entière liberté dans ses déterminations; et, si la responsabilité ne fait pas complètement défaut, elle est tout au moins atténuée à certains moments et à l'occasion de certains actes.
Un pas de plus, et c'est déjà l'hystérie grave, l'hysté-
TROUBLES DES FACULTÉS AFPECTIVES. -2n|
rie avec impulsions irrésistibles, parfois avec hallucinations passagères, dans tous les cas avec dérangemenl marqué des facultés. La malade est conduite aux actes les plus étranges et les plus audacieux, aux accusations les plus odieuses, aux dénonciations les plus fausses.
Le quatrième degré enfin constitue la folie hystérique.