‹ Les idées de Mme Aubray, comédie en 4 actes, en proseChapitre 152 sur 338 · LA MA HQ LISE · texte numérisé non relu

LA MA HQ LISE

Voyons, mon cher Duniéres, résumons-nous.

DLMÈRES.

Eh bien, marquise, vous voulez marier votre fils Urbain, bien qu'il soit le plus jeune et que son frère soit encore garçon

LA MARQUISE

Mon fils Urbain : monsieur son frère n'est pas mariable.

DUNÙIRES.

l'ourquoi ça? Charmant homme, spirituel, élégant...

LE MAIIOUIS DE YILLEMEU.

LA MAUQUISE.

Quarante ans déjà.

DUXIÈRES.

C'est encore le bon âge.

LA MARQUISE

C'est selon; si nous ne convenons pas des défauts de nos enfiints devant le monde, c'est pour ne nous rien cacher entre vieux amis que nous sommes. Mon fils aîné, tout séduisant qu'il vous semble, et qu'il me semble encore quelquefois à moi-même, est un prodigue... un oisif... avec ra libertin et ruiné; n'est-ce pas là un beau mari à offrir à une fille qui a le droit d'entrer dans la vie par la porte dorée, avec toutes les illusions du mariage? Il ne s'agit donc pas du duc d'Aléria, mais du marquis deVillemer, qui a de la raison et des vertus; de mon fils Urbain, à qui je dois tout, puisque son frère m'a ruinée, et qui i)eut se présenter avec un beau nom, trente-trois ans bien employés, et une fortune que vous savez très-convenable.

UUMIiRES.

Très-bien. Et il est enfin disposé au mariage?

LA MARQUISE

11 ne l'est pas du tout, x-oilà mon tourment, Dunièrcs.

DU^■IÈRES.

Aurait-il quelque engagement?

LA MARQUISE

Je ne le pense pas. D'après sa manière de vivre, il est libre, car il vit avec moi, sous mes yeux, attcMitif à mes moindres désirs, travaillant à je ne sais quel livre hisiorique... Vous savez qu'il écrit?

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