‹ Les idées de Mme Aubray, comédie en 4 actes, en proseChapitre 181 sur 338 · ACTE DErXIRME · texte numérisé non relu

ACTE DErXIRME

étiez riche, jolie, pimpjinle ; il é(;iit pauvre, ennuyeux, fort pfu agréable et pas baron du lout.

ï. KO SI F..

Ah ! monsieur le dur, me dire du mal de mon mari, le meilleur des hommes !

Il est bien meilleur à présent! Au reste, ça n'a pas dû lui coûter de mourir, il était si peu né !

LÉONIE

Ceci passe la plaisanterie.

Vous avez de l'esprit quelquefois, ripostez ! Quand ma mère dort au bruit de la parole, il n'y a plus que le silence qui la réveille.

LÉONIE

Monsieur le duc, supposons que tout ce que vous aA'ez dit soit exact, que j'aie trente ans, que je sois ambitieuse et que j'aie eu l'intention... où serait pour vous le malheur d'épouser une femme à qui tout le monde donne vingt-deux ans, que vous avez trouvée jolie, puisque vous lui avez fait la cour, que vous savez vertueuse, puisqu'elle ne vous a pas écouté, et qui exposerait sa fortune, péniblement acquise par d'honnêtes parents, à tomber dans le gouffre où se sont engloutis les héritages de vos aïeux illustres? Croiriez-vous que la fantaisie d'un titre pût motiver un pareil sacrifice? Ce serait là un bien sot calcul dans une âme si profonde, et vous seriez forcé de reconnaître que cette fausse niaise e-t \me véritable folle, ou que cette fausse baronne est capable d'un sentiment vrai.

LE DUC

Ce n'est pas mal répondu, ça, pour vous! (T.éonipini tonmebrus-

«riPiiient 1? dos ' Eli bicu , vous partez? (Léonir» entré chez la mnrquise à gauche; la martjui.se s'éveille, le duc va lui baiser la main.]

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