‹ Les idées de Mme Aubray, comédie en 4 actes, en proseChapitre 186 sur 338 · SCÈNE YIII · texte numérisé non relu

SCÈNE YIII

LE DUC, DUNIÈRES.

DUNIERES, apercevant Caroline qui s'en va

Est-ce que je mets en fuite...? Elle est fort charmante, ma foi !

(Gravement.) Est-CC quO...?

LE DUC

Je le voudrais pardieu bien, mon cher Dunières; mais, vous savez, ma mère n'aura jamais auprès d'elle que des personnes

ACTH DI-rXif'.MI'. 57

r.rrroii>omcnl laides ou an'ivusemcnl v(."rlunii>n.s. Allons, venez. La clière maman vous attend avec une impatience 1...

DUN lÈUES.

Elle est {)lus calme à pré:^onl!

LE DUC

Votre pupille \ienl do passer chez elle?

I) U N 1 i-: R i: s , montrant l'antichambre.

Oui, je viens de la faire entrer par là.

LE DUC

Comme ça, mystérieusement?... Vous ne voulez donc pas que je la voie ?

DUNIÈRES.

Si fait; mais l'enfant est fort timide, et... Ah ça ! vous savez donc...?

LE DUC

A l'instant, je viens de recevoir la confidence du grand projet, et j'en suis ravi.

DUNIÈRES.

Moi, je veux que vous me conduisiez chez votre frère... Il est vrai quMl ne voudra peut-être pas se montrer; croyez-vous qu'il se doute...?

LE DUC

Je crois qu'il devine et qu'il se défend; mais, si votre pupille est jolie... Est-elle jolie ?

DUNIÈRES.

Pas mal.

Pas mal ? iMais savcz-vous que je l'ai connue toute petite dans le Midi? C'était un vrai chérubin...

DUNIÈRES.

Elle est bien changée.

LE DUC

Vraiment?

D UNIE HE s.

Oui, elle est grandie.

LE DUC

Yoilà tout? Vous m'avez fait peur; mais si ce n'est que ça! (Sérieux.) Pourtant, j'ai une autre inquiétude : il paraît qu'elle est très-riche ?

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