DUC. Au train dont j'ai été, il doit lètrc
DUNliiRES.
Alors, embrassez-moi, c'est vous qui le mariez!
LE DUC
Je vous embrasserai après, quand j'aurai compris.
DUMÈRKS.
Figurez-vous que mademoiselle de Saintrailles est... comment dirai-je ? une àme chevaleresque, une héroïne... légendaire! voilà le mot! Elle ne voulait é[)0user qu'un homme ruiné!... mais ruiné par quelque noble sacrifice. Voilii son aflaire !
LE DUC
Mais, alors, ce n'est pas vous qu'il faut e mbrasser, c'est mademoiselle de Saintrailles !
DUNIÈRES.
Oh!...
LE DUC, passant à droite.
Laissez-moi dire des folies ! Vous me faites un bien ! — Viiisi. en ruinant mon frère, je l'ai enrichi ?
DUXliiRES.
Probablement ! mais ne recommencez pas.
LE DUC
Oh! à présent, k moins d'être un malhonnête houmie...
DUNIÈRES.
C'est juste; on peut être tranquille. Dépêchez-vous d'amener Urbain ici sous un prétexte.
LE DUC
Il n'y a pas besoin de prétexte! du moment que je lui dirai le cttractère de la jeune personne, il voudra certainement voir sa figure.
DUNIÈRES.
Allez donc!
LE DUC, passnnt à gauche.
Je vole! Mais suis-je heureux, moi! (s'arrêtant.) Dites donc, Dunières; et on prétend que la vertu porte bonheur!
DUNIÈRES.
Vous en êtes bien la preuve! Mais courez donc, ces dames
viennent ici. (Le duc son par le fond. — La marquise et Diane entrent par la gauche.)