‹ Les idées de Mme Aubray, comédie en 4 actes, en proseChapitre 188 sur 338 · DUC. Au train dont j'ai été, il doit lètrc · texte numérisé non relu

DUC. Au train dont j'ai été, il doit lètrc

DUNliiRES.

Alors, embrassez-moi, c'est vous qui le mariez!

LE DUC

Je vous embrasserai après, quand j'aurai compris.

DUMÈRKS.

Figurez-vous que mademoiselle de Saintrailles est... comment dirai-je ? une àme chevaleresque, une héroïne... légendaire! voilà le mot! Elle ne voulait é[)0user qu'un homme ruiné!... mais ruiné par quelque noble sacrifice. Voilii son aflaire !

LE DUC

Mais, alors, ce n'est pas vous qu'il faut e mbrasser, c'est mademoiselle de Saintrailles !

DUNIÈRES.

Oh!...

LE DUC, passant à droite.

Laissez-moi dire des folies ! Vous me faites un bien ! — Viiisi. en ruinant mon frère, je l'ai enrichi ?

DUXliiRES.

Probablement ! mais ne recommencez pas.

LE DUC

Oh! à présent, k moins d'être un malhonnête houmie...

DUNIÈRES.

C'est juste; on peut être tranquille. Dépêchez-vous d'amener Urbain ici sous un prétexte.

LE DUC

Il n'y a pas besoin de prétexte! du moment que je lui dirai le cttractère de la jeune personne, il voudra certainement voir sa figure.

DUNIÈRES.

Allez donc!

LE DUC, passnnt à gauche.

Je vole! Mais suis-je heureux, moi! (s'arrêtant.) Dites donc, Dunières; et on prétend que la vertu porte bonheur!

DUNIÈRES.

Vous en êtes bien la preuve! Mais courez donc, ces dames

viennent ici. (Le duc son par le fond. — La marquise et Diane entrent par la gauche.)

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