LE DUC, CAROLINE, URBAIN
LE DUC, entrant par le fond.
Voyons, frère, c'est absurde!... (voyant urbain.) Mon frère!... Lrbain!... (n va à la tête du canapé.) J'ai eu tort, pardonne-moi! pardonne-moi!... Urbain! (Effrayé, à Caroline.) Est-ce que...?
CAROLINE
Non, non, évanoui seulement!... De l'air! Ouvrez la fenêtre loute grande! Vite!... donnez-moi de l'eau... La!... ouvrez-moi ce flacon !
LE DUC, obéissant rapidement.
Mais ce sang?
CAROLINE, pansant la main blessée.
Ce n'est rien, une coupure.
LE DUC
Que faire ? mon Dieu, que faire ?
CAROLINE
Rien pour le moment, le médecin dira ensuite...
LE DUC
Le médecin ? Je cours le chercher ! (ii remonte.)
CAROLINE
C'est cela, courez!
LE DUC
Mais c'est loin, pas de chevaux, j'irai à pied... Pendant co temps-là...
Je réponds de tout, je reste!... Le cœur bat mieux... il respire!...
LE DUC
Et si ma mère apprend...
CAROLINE
Qu'elle ne sache rien !
LE DUC
Elle va.vous demander !
CAROLINE
Passez chez elle, ayez du sang-froid. Dites-lui que je suis Hitiguée.
LE DUC
On peut compter sur Pierre, je vais vous l'envoyer.
CAROLINE
Oui, envoyez-le-moi.
ACTH tuoisiî:mi:. 123
LK DUC
Mais vou?, vous serez brisée !
carolinf:.
Ne craignez rien.
LE DUC
Ah! mon frère! mon pauvre frère!
CAROLlNn:.
Oui, oui, allez donc! iLe duc sort par le fond et ferme la porte. — Caroline développe le paravent, dont elle entoure le canapé en partie. — Elle touche les mains d'Urbain et baisse le rideau de la fenêtre ; elle revient à lui et écoute sa respiration.? Il SOnclort! (Elle va au bureau, baisse sa lampe et se prépare à veiller. — Le rideau tombe lentement.)