‹ Les idées de Mme Aubray, comédie en 4 actes, en proseChapitre 275 sur 338 · ACTE l)iaXIi:MH · texte numérisé non relu

ACTE l)iaXIi:MH

nir pour vous dans ces trois mois si indiiïércmmen't jetés à travers une porte! Un liomme, excellent sans doute, je suis le premier à fiiire son éloge, mais peut-être incapable d'ap|)récier tout son bonheur... Aujourd'hui, la tiédeur, demain, rinditrérence, et aprèsdemain !... seule dans la vie... !\ï;iis je suis là!

C L K .M !•: N C H , rr-pt'-tnnt sans l'écouter.

Vous êtes là!...

Et dans le péril où je vous vois, jeune, belle et délaissée comme vous Tètes, j'ose vous offrir à genoux une affection sincère et discrète qui ne voudra connaître de votre vie que les ennuis pour les distraire, et les chagrins pour les consoler... je viendrai à vos heures; un mot m'appellera, un geste me congédiera, et, ne laissant rien paraître au dehors de ce doux commerce dont le mystère fait le plus grand charme, j'aurai tout à la fois pour vous le dévouement du mari et la tendresse de l'amant, sans les exigences de l'un ni de l'autre.

CLEMENCE, se retournant et le regardant.

]\lais c'est une déclaration que vous laites-là?

MORTEMEU.

Eh bien! oui. madame, oui. c'est une déclaration... d'amitié!

CLÉMENCE

D'amitié!... bien... mais... ^vivement frappte u un- iaue.: Oh! la porte qui ouvre sur le vestibule!... Ils ne l'auront pas fermée!...

lardon, je suis a vous. iEUe sort vivement par la première porte à gauche.

MORTE MER, seul, très-déconcerté.

Ah! Allons, je suis venu trop tôt. I^L& porte du fond s'ouvre

et l'on voit Antoinette se débarrasser de sa pelisse dans les mains d'une femme de chambre.

ANTOINETTE

Bonsoir, chère madame ! Merci, merci! Bonsoir, bonsoir!

/li !J^:s vit;ux garçons.

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