SCÈNE YII
GLAYIÈRES, LOUISE. CLÉMENCE, NANTYA.
CLAVIER ES
Ah! chère madame, mille pardons!
CLÉMENCE
Pardon, nous-mêmes, monsieur; mais j'ai vu Louise tellemeni inquiète, depuis lavis que vous avez bien voulu nous adresser, que j'ai profité de l'offre de M. de Nantya, qui voulait bien nous accompagner en l'absence de mon mari...
CL AVli:RES.
Monsieur est lebienvenu, comme vous, mesdames; pardonnez: un ménage de garçon ! Asseyez-vous.
CLÉMENCE
Non, non! des nouvelles seulement.
LOUISE
Oh ! oui, monsieur. Où est-il ?
CLAVIÈRES
Votre mari, madame; mais il dort si bien que nous n"avons pas voulu le réveiller pour déjeuner.
LOUISE
Ah! il dort?
CLAVIÈRES
Là haut, dans ma chambre, sur un canapé.
Ainsi, il n'y a rien que ce que nous disait votre petit mot de cette nuit ?
CLAVIÈRES
Rien déplus! un souper qui s'est prolongé; M. de Troènes qui, ayant perdu l'habitude de ces médianoches, n'a pas été d'une sobriété Spartiate, de sorte que, ne pouvant vous le ramener dans un état... un peu...
CLÉMENCE, à Natitya.
Et marié depuis trois mois! Oh! les maris!...
NANTYA, souriant.
Ils ne sont pas tous...
CLÉMENCE, l'interrompant.
Ah! mon Dieu! quand ce n'est pas cela, c'est autre chose! Voyez M. de Chavenay avec ses mystères!
LOUISE, à Clavières.
Enfin, tout va bien, puisqu'il dort!
CLAVIÈRES
Du sommeil de l'innocence!
CLÉMENCE, à Xantya.
Hypocrites, même en dormant!
LOUISE
Vous voulez bien me promettre de veiller sur lui ?...
CLAVIÈRES
Comment donc, madame!... Seulement, je vous prierai de vouloir bien nous envoyer quelques vêtements, car il y a un pan d'habit... qui s'est un peu allongé !