‹ Les idées de Rabelais & de Montaigne sur l'éducationChapitre 198 sur 307 · Meslouer, mal louer, blâmer · texte numérisé non relu

Meslouer, mal louer, blâmer

11. Il découvre son dessein à l'aoteur tragique Ariston. c'était un homme de naissance et de fortune honorables

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ceulx qui condemnent ces esbattements ; et d'injustice cculx qui refusent l'enti-ee de nos bonnes villes aux comédiens qui le valent*, et envient aux peuples ces plaisirs publicques. Les bonnes polices^, prennent soing d'assembler les citoyens, et de les r'allier, comme aux offices sérieux de la dévotion, aussi aux exercices et jeux-, la société et amitié s'en augmente; et puis on ne leur sçauroit concéder des passetemps plus réglez que ceulx qui se font en présence d'un chascun, et à la veue mesmre du magistrat : et trouveroy raisonnable que le prince, à ses despens, en gratifiast quelquesfois la commune^'*^ ^d'une affection et bonté comme paternelle; et qu'aux villes populeuses il y eust des lieux destinez et disposez pour ces spectacles ; quelque divertissement de pires actions et occultes '.

Pour revenir à mon propos, il n'y a tel que d'allcicher l'appétit et Tairection : aultrement on ne faict que d,es asnes chargez de livres ; on leur donne à coups de fouet en garde leur pochette pleine de science; laquelle, pour bien faire, il ne fault pas seulement loger chez soy, il la fault espouser*.

et que son art ne déshonorait pas auprès de ses concitoyens, parce qu'il n'a rien de honteux chez les Grecs (TiTE-LivE, XXIV, 24),

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