Horace, qui s'est montré si sévère
l^our Plaute; il ne semble voir chez lui que la grossièreté. {Epît. aux Pisonn, V. 270.)
.5. Arguments, sujets.
(5. L'appétit, c'est-à-dire la curiosité.
7. n coule, semblable à un fleuve limpide, (lior., Epit., II, ii, v. 120.)
S. Eslevatioiis, endure, emphase.
9. On aime à entendre Montaigne avec H. Eslienne et d'autres bons esprits du seizième siècle, protester contre la manie des imitations italiennes et espagnoles. Ce sont surtout les sonnets de Pétriu-que que copièrent nos poètes français. « Les bons et anciens poètes » restèrent fidèles à l'esprit gaulois. Leur verdeur originale val ail mieux que ces conce/^î d'emprunt.
pt plus retenues, qui sont rorncmcnl de louis les ouvrages poëliques des siècles suyvanls. Si n'y a il bon juge qui les Ireuve à -dire en ces anciens, et qui u'admire plus sans comparaison l'eguale polissure et celte perpétuelle iloiilceur et beaulté lleurissante des cpigramnies de Catulle, que louts les aiguillons de quoy Martial aiguise la queue* des siens. C'est cette niesme raison que je disois tantost, comme Martial de soy, minus illi infjenio lahoranchim fuit, in cujus lociim materia succcsaeral- . Ces premiers là, sans s'esmouvoir et sans se picquer, se font assez sentir; ils ont de quoy rire par tout, il ne fault pas qu'ils se chatouillent : ceulx cy ont besoing de secours estrangier, à mesure qu'ils ont moins d'esprit, il leur fault plus de corps; ils montent à cheval parce qu'ils ne sont assez forts sur leurs jambes : tout ainsi qu'en nos bals, ces hommes de vile condition qui en tienni'nt cscliole, pour ne pouvoir représenter le port et la décence de nostre noblesse, cherchent à se recommander par des saults périlleux, et aullres mouvements estranges et basteleresques*; elles dames ont meilleur marché de leur contenance aux danses où il y a diverses descoupeures et agitations de corps, qu'en certaines aultres danses de parade, où elles n'ont simplement qu'à marcher un pas naturel, et représenter un port naïf et leur grâce ordinaire : et comme j'ay veu aussi les badins* excellents, veslus en leur à louts les jours ^ et en une contenance commune, nous donner lout le plaisir qui se peull tirer de leur art; les apprenlifs et qui ne sont de si hauîte leçon, avoir besoing de s'enfariner le visage, de se travestir, se contrefaire en mouvements de grimaces sauvages, pour nous apprester à rire. Cette mienne conception se recognoist mieulx : qu'en tout aullre lieu en la comparaison de l'Aeneïde et du Furieux" : celuy là, on le veoit aller à tire d'aile ", d'un vol hault et ferme, suyvant tousjours sa poincle; cetluy cy, voleter et saulteler de conte en conte, connue de branche en branche, ne se fiant à ses ailes que pour une bien courte traverse*, et prendre pied à