CHAPITRE VIII
ni allouro qui vaille? On ne faict point tort au subject, quand on le quite pour veoir du moyen de le traictcr; je ne dis pas moyeu scliolastique et artiste^; je dis moyen naturel, d'un sain entendement. Que sera ce enfin? l'un va en orient, l'aultre en occident; ils perdent le principal, et l'escartent dans la presse des incidents- : au bout d'une heure de tempeste, ils ne sçavent ce ipi'ils cherchent; l'un est bas, l'aullre hault, l'aultre coslier'; qui se prend à un mot et une similitude; qui* ne sent plus ce ipi"ûn luy oppose, tant il est engagé en sa course, et pense à se suyvre, non pas à vous '" ; qui, se trouvant foible de reins, craint lùut, refuse tout, mesle dez l'entreo t-t confond le propos, ou, sur lelVorl^ du débat, se mutine' à se taire tout plat, par une ignorance despite *, affectant un orgueilleux mespris, ou une sottement modeste fuyte de contention ' : pourveu que cetluycy frappe, il ne luy chaull**' combien il se descouvre"; l'aultre compte ses mots, et les poise pour raisons; celuy là n'y emploie que l'advantage de sa voix et de sespoulmons; en voyià un qui conclud contre soy mesme ; et cettuy cy qui vous assourdit de [•refaces'- et digressions inutiles; cet aultre s'arme de pures injures'-^ et cborchc une querelle d'AlIcmaigne'*, pour se desfaire de la société et conférence d'un esprit qui presse le sien;