‹ Les idées de Rabelais & de Montaigne sur l'éducationChapitre 49 sur 307 · Herbiers. Herboristes · texte numérisé non relu

Herbiers. Herboristes

S. A.vunf/es percgrines. Onguents, baumes étrangers (en latin aj:unf/ia), iiiiig, graisse, saindoux.

9. Adultérer, falsilier. La fraude était facile et lucrative en |)areille matière, vu l'ignorance du |ieuple, et la nature des matières dont beaui:oup étaient tirées de l'étranger.

10. Trejectaire. C'est un homme qui fait des tours de 2}asse-passe, proprement tours d'adresse des joueurs de gobelets (en latin trajicerc, trojectarc, faire passer).

11. l'heriacleurs. Thériar/neurs semblerait plus régulier, marchands de thériaque,yiîn<\G{\\s d'orviétan, charlatans qui débitaient toutes sortes de remèilcs.

12. On a dit longtcmiis « les singes de Cliauny. » expression proverbiale qui faisait allusion à la dextérité et à la malice des habitants de cette ville. Un bailleur de balicernes est un conteur de sornettes, un faiseur de contes bleus, tel que celui qui raconterait avoir vu des sinf/cs rerts. Du temps de Rabelais, les singes verts étaient mis au rang des merles blancs, des êtres imaginaires.

|:î. rius sèches et mnins nourrissantes, cumine les viandes blanches.

60 RAUELAIS.

iioco.ssuil'c couliiiilé *, fu.sl jiar ce inoyiMi corrigée, et ne leur lïisf. iucoiiiiiiode juir- lie su y eslre excrcilés comme avuient de coiisliiiiie.

Ainsi fui gouverné Gargaiiliui, el coutiuuuil ce procès' de joiu' en jour, profitant comme entendez que jieul faire un jeune homme selon son aage'*, de bon sens, en tel exercice ainsi continué. Lequel, combien (jih' sembiast iiour le comn)cncemenl diflicile, en la continuation tant doux fut, legier et délectable, que iniculx ressembloit un passe temps de roy que l'eslude d'un escolier. Toutesfois, Ponocratcs, pour le séjourner ^ de cesle veliemcnle intention^ des esprits, advisoit une fois le mois quelque jour bien clair et serain; auquel bougeoicnt" au malin de la ville, et alloienl ou à Geutilly, ou à Boloigne, ou à Monirouge, ou au pont Cliaranlon, ou à Vanvcs on à Sainct- C!ou. El là passoienl toute la journée à faire la plus grand cliere dont ilz se pou voient adviser : raillans, gaudissans^, beuvans d'aulant^ ; jouans, cbantans, dansans, se voytrans^" en (pielque beau pré, denigeans** des passeraux, prcnans des cailles, pesclians aux greuoilles et escrevisses.

Mais, encores qu'icelle journée fust passée sans livres cl

/ lectures, poinct elle n'esloit passée sans profit. Car, en beau pré,

ilz rccoloient par cœur'- quelques plaisans vers de l'Agriculture

de Virgile '', de Hésiode "■% du Hustique de Polilian '^; des-

cripvoient quelques pkiisaus epigrammes'^ en latin, puis les

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