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9. Au seizième siècle un grand nombre do femmes ont cultivé avec succès les lettres et la poésie. On lira avec intérêt le volume de Léon Feugère (Didier, 1860), consacré au.\ femmes poètes do cette époque depuis Loise Labé, la belle cordelière de Lyon jusqu'à Mar-
guerite cle Navarre. L'étude consacrée par M. J. Bunuel à la savante Oli/mpia Murata n'olFre pas un lal)leau moins insli'uotif de celte fièvre d'instruction et d'érudition qui gagna les femmes elles-mêmes en ce siècle de renaissance lillcraire.
10. Contemné, méprisé. Caton n'apprit, dil-on, le grec qu'à l'âge de quatre-vingts ans.
11. Les moraul.r. désigne par là les œuvres morales, les traités moraux de Plutarquc.
12. Pausanias vivait à Rome vers la fin du deuxième siècle ai)rès Jésus- Christ, n a laissé une description de la Grèce qui est une source précieuse d'informations.
13. Athénée, écrivain du troisième siècle, nous a laissé le Souper des sophistes. Leur conversation a sauvé de l'oubli quelques beau.i morceaux de littérature.
14. Issir, sortir. Nous n'avons conservé de cet ancien verbe que le participe/asm, d'où le substantif (*»■(«', sortie.
biou {iroliler en estuiles et ea vertus. Tu es à Paris, tu as Idu pi'ocefiteur Epistoraon ^ dont l'un par vives et vocales- instructions, l'aultre par louables exemples, te peut eudoclriner. J'ententls et veulx que lu apprennes les langues parfaiclemeiit. Freniierement la grecque, connue le veult Quintiliau; secoutlement, la latine; et puis l'Iiebraïcque pour les saiuctes lettres^, et la clialdaïcque et arabicque [)areillement ; et que lu formes ton style, quant ii la grecque, à l'miilation de Platon; quant à la latine, de Ciceron, qu'il n'y ait histoire que tu ne tiennes en mémoire présente, à quoy t'aidera la cosmograpiiie * de ceux qui eu ont escrit. Des ars libéraux, géométrie, arithmétique et musi(|ue, je t'en donnay quelque goust quand lu ostois encores petit, en l'aage de cinq à six ans ; poursuis le reste, et d'astronomie saiciie eu tous les canons '. Laisse moy l'astrologie divinalricc^, et l'art de LuUius'', comme abus et vanilés. Du droit civil, je veulx que tu saiclies par cœur les beaux textes, et me les confères avec* piiilosopliie.
» Et quant à la coguoissance des faicls de nature, je veulx que lu t'y adonnes curieusement : qu'il n'y ait mer, rivière, ny fontaine, dout tu ne cognoisses les poissons; tous les oiseaux de l'air, tous les arbres, arbustes, et fructices" des forestz, toutes les herbes de la terre, tous les metaulx caches au ventre des abysmes, les pierreries de tout Orieut et .Midy, rien ne te soit incogueu.
» Puis soigneusement revisite les livres des médecins grecs, arabes et latins sans conlemner les Ihalnjudistes et cabalistes^"; el. par fréquentes anatomies •', acquiers loy parfaicle coguoissance de l'aultre monde, qui est l'iiomme. Et, par quelques heures du jour, commence à visiter les saincles lettres. Premie- f