RESUME
Notre première observation présente un cas d’idées délirantes religieuses.
Parmi les IDÉES DELIRANTES Îles plus fréquentes sont les idées de persécution, de grandeur et d'interprétation. Le malade déclare que tout le monde lui en veut: «les ouvriers, dit-il, m'’arrachaiïent les outils des mains, ils hurlaient contre moi comme des chiens affamés, ils me bousculaient».. Il manifeste des idées de grandeur quand, il demande : (À-t-on bien écrit ce que je vous avais dit hier, car à ce moment ce n'était plus moi qui parlais».
Dieu a pris sa défense : (Samedi soir Dieu envoya un grand vent qui culbuta le hangar; sur le coup d'une heure Dieu enleva un de leurs hommes du chantier» il interprête certains gestes : «je tends mon foulard sur une croix, je le vis rester accroché d'une façon telle, que personne n'aurait pu mieux le placer, j'eus peur, car un miracle venait de se produire».
Dans le DOMAINE HALLUCINATOIRE :l
présente des hallucinations visuelles. Jésus-Christ
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lui apparut à gauche de l'Evangile. Il avait une auréole autour de la tête, une robe blanche, et un manteau rouge. Une autre fois, il vit la grande main de Dieu se lever au-dessus du missionnaire, il semble avoir des hallucinations auditives : «J'ai entendu ditil, un sifflement dans mon oreille c'était le Bon Dieu qui m'avait fait cela».
Nous constatons au point de vue 1DEATION une excitation de langage, une variation d'’intonation, suivant le sujet triste ou gai ; pendant ces récits il sera inaccessible. Quand l’Angélus sonne il pose son bol de lait sur son lit, et, si on l’interpelle sur les dangers de son geste, il ne s’en soucie pas, il ést agressif, quand on essaie de l'empêcher de prier.
Il y a excitation de la MOTRICITE. Mimique :
il fronce le front, quand il prie, il cligne de l'œil aux étudiants, quand il répond avec ironie. Les actes pantomimiques s’accusent surtout pendant |’Angélus, où agenouillé, il a les bras levés au ciel. Il sort de sa chambre, les bras toujours croisés sur la poitrine, il frappe du pied le sol, ou crache à terre.
Son AFFECTIVITE est variable. Il est euphorique : «en souriant il raconte que le sacristain lui a dit de ne pas faire de potin à l’église». Il rit en nous disant : (n'est-ce-pas, le programme a tout à fait changé». Il est heureux en racontant que malgré l’arrivée du chef tous ses camarades accourent autour de lui pour l'écouter prêcher. Il est narquois,
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quand, en montrant du doigt un malade de la salle : «Celui-là là-bas est sûrement plus fou que moi». À cet état de jovialité succède un état de dépression : il rappelle à sa femme qu'ils avaient vécu dans la misère ensemble, et que maintenant qu'ils étaient à l'aise, elle cherchait à oublier tout le passé.
Il est ORIENTE et dans le temps et dans l’espace. Il sait qu’il se trouve à l'hôpital de Strasbourg dans la clinique des anormaux, et que nous sommes au mois de février 1931.
Sa MEMOIRE est restée bonne.
Les AUTOMATISMES sont conservés.
L'explication des PROVERBES est sensée.
Il CALCULE normalement.
Ses CONNAISSANCES répondent à un niveau
social plutôt supérieur au sien.
Dans la deuxième observation nous assistons à une agitation catatonique. Des gestes, jadis professionnels deviennent maniérés.
La MOTRICITE dans ses actes pantomimiques reflète des stéréotypies les plus: diverses : Le malade exécute des mouvements avec les doigts d’une façon très rapide, il enroule les paupières autour de ses doigts ; 1l ne lève plus comme autrefois, en préchant, la main avec l’index dressé, mais avec trois doigts étendus; il lève son bras en l’air et le met en suppination ; il a des gestes passionnels, le jeu