Les idées du Sillon
Monsieur l'Abbé, J'ai lu avec attention la brochure que vous avea publiée sur les /(/ers du Sillon. Votre but ;i été d'éclairer cette association catholique, et non de la combattre ;• vous avez voulu lui signaler des erreurs échappées àson inexpérience et à son extrême ardeur, mais non la décourager. C'est donc un service que vous lui rendez, et je ne doute pas que sa généreuse loyauté ne vous en sache gré. Recevez, monsieur l'Abbé, l'assurance de mon respect en N. S.
7 M. A. Sonnois.
Archevêque de Cambrai.
Beau vais, le 3i août iooo.
Monsieur l'Abbé,
Ecrivant dernièrement à M. Marc Sangnier, j'ai béni ses ardeurs généreuses. .Mais je reconnais le bien fondé de la plupart des critiques que \ous faites de ses conceptions démocratiques dans votre brochure « les Idées du Sillon ». Evidemment il y a beaucoup à reprendre. Espérons que la dernière évolution de M. Marc Sangnier et de ses amis se fera dans le sens des véritables enseignements de l'Eglise.
Agréez, monsieur l'Abbé, l'assurance de mes sentiments dévoués.
f Célestin Douais, I rêque de Beau vais.
Montpellier, le 1 3 août iqo5.
Frappé des excellentes raisons que vous faites valoir contre les théories professées par le Sillon, et touché du péril que de pareilles
.;i qui elles gont
cy, le -j. i juillet i Monsieur l'Abbé,
J'ai voulu lire avec la plus grande an >trc brochure inti-
tulée : les Idée» du Sillon, avant <i r votre d
disant sur celte brochure toute ma pen
Vou- vcc une extrême bienveillance pour les personnes et
la plus grande modérai ion dans la forme, établi sur des documents et des textes que vous citez à chaque page une irréfutable démonstration.
Monseigneur Turinaz résume alors les doctrines du Sillon et en montre la fausseté. Nous faisons quelques emprunts à ce . document dans le cours de cette nouvelle édition. Grandeur
réfute avec vigueur les objections qu'on pourrait élever contrétude critique et conclut qu'il faut ou la réfuter ou condamner les idées du Sillon.
On trouvera cette seconde partie de sa lettre aux Appendices.
Elle se termine par ces nx
C'est vous dire quelles sont pour votre brochure, si puissante et si opporlime, mon approbation et ma reconnaissance. Recevez, monsieur l'Abbé. . .
.7 Char' ois.
[ue de Ni
Ouimper, le 12 juillet iyo5.
Bien cher monsieur l'Abbé, J'ai lu avec beaucoup d'attention et d'intérêt votre opuscule les Idées du Sillon. Je suis persuadé que les attaques ne vous ont pas
APPROBATIONS i
manqué, c'est pourquoi je tiens à vous envoyer mes Félicita-
tions.
Uesprii du Sillon, qui aime ;'■ se couvrir d'un extérieur religieux et catholique, cache, sous des expressions plus ou moins équivoqi un libéralisme mille fois plus pernicieux que celui qui fui condai par le Syllabus.
Je souhaite donc que votre écrit s<>ii lu et méi tous ceux
cœur l'avenir de l'Eglise catholique en
Veuille :■...
é relative au « Sillon », la Semaine Religieuse du diocèse de Soissons publie le communiqué ci-apr
ilques ecclésiastiques el plusieurs catholiqu [ues ont ré-
cemmenl consulté l'Autorité diocésaine pour avoir son avis par rap-
p< il au Sillon et au concours qu'ils doivent donner à sou œuvre. Il
est utile de leur répondre.
justement les intenti irdeur juvénile des
catholiques du Sillon, et rappelle les hauts encouragements qu'ils ont reçus et poursuit :
Mais il semble, depuis quelque temps, que le sillon comme anciper. Le Saint -l'ère Pie X. son protecteur, dans une lettre du 4 janvier dernier, lui avait conseille d'éclairer certains points de son programme, de suivre toujours et uniquement 1rs enseignements de r Église catholique, et de joindre ses for 'les des autres catholiques pour ne point réduire les avantages de l'unité d'action; il n'a pas suffisamment été entendu.
En se donnant la redoutable mission de faire l'éducation démocratique du pays, le Sillon a assumé une tâche méritoire el utile, mais d'autant plus délicate et périlleuse.
Or, comme la jeunesse est naturellement présomptueuse et ment dépourvue d'expérience et de connaissances longuement élaborées, elle a, plus que personne, besoin de conseils et de lumières.
Les Encycliques des Papes, de Léon XIII surtout, doivent être son manuel, les évêques doivent être ses guides, et aussi graves que puissent être certaines remontrances, ils sont, après le Pape, -
légitin sont ses amis
- soutiens U gitii i
■ • l.i -ha:
Il faudrait mena, — qu'on pardoi r conaail i Is fai-
l«' notre intellect, — qu'il parlât toujours un*- lan. Même quand on a la prétention d'enseigner des doctrines nouvelles, alors lurtont, il ssi bon de parler i îeille br..
Nous lisons tans la Se/Ha /ieuse du diocèse de Cambrai,
sous ce titre : Avis an\ pères de famille:
Les dernières conférences du Si /Ion, à Roubaix et à Lille, ont mis bien des pères de famille, bien des directeurs de nos collèges ou d^ nos œuvres de jeunesse dans un étal de conscience assez perplexe. Doivent-ils engager leurs jeunes trens à entrer dans le Sillon doivent-ils les en détourner?
S'ils veulent se prononcer en connaissance de cause, ils n'ont qu'à lire un opuscule édité par la maison Lethielleux, et
écrit par M. Emmanuel Babbiea : Las Iuees du « S ; critique.
Pas une ligne de cet opuscule qui ne soit à lire et a peser. L'auteur s'efface autant que possible. 11 veut que le lecteur puisse se prononcer lui-même, pièces en mains ; et c'est pourquoi il a laiss Sillon exposer par ses propres écrits ses idées et son dessein.
A chacun de voir si ces idées sont de celles dont on puise riser l'entrée dans la tète des jeunes gens, si ce dessein est de ceux qu'on puisse les engager à poursuivre.