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Il ne me reste, Mesdames ei Messieurs, qu’à vous remercier de la bienveillante attention que vous avez voulu me prêter pendant tout le cours de cette conférence, dont le sujet, je l'avoue, était des plus arides. Et puisque les poissons y ont occupé une place considérable, c’est bien le cas d’en dire “ sec comme un hareng saur” Aussi ai-je à vous faire une confession qui adoucira certainement l’amertume causée par ces terribles détails de statistique, qu’il m'était tout-à-fait impossible d'éviter dans une matière de ce genre : les îles Naïat-Pierre et Miquelon m'offrent un intérèt tout particulier, non seulement parce que c'est ce ce côté-c1 de l'Amérique le seul territoire appartenant de fait et de droit à une nation de race latine ; non-senlement parce que l'Espagne y fait un commerce considérable; mais encore parceque j'y ai un excellent vice-consu! dont j'apprécie vivement les belles qualités, M. J. F. Mazier, chevalier de la légion d'honneur, qui est en ce nioment à Paris. 1l est un des hommes plus considérables de l'archipel. Pendant son absence, ses fils, MM, Paul et Louis Mazier, ont géré tour à tour le vice-consulat d'Espagne avec la même habileté que leur père.
Je ne pourrais, non plus, passer sous silence l’échange de courtoisie qui a eu lieu entre M. le comte de Suint-Phalle, commandant de la colonie, et moi, Des projets qui se réaliseront peut-être ultérieurement, ne. pourront que resserrer mes relations avec ce galant homme, digne représentant de la France,
D'autre part, la situation géographique des îles Saint-Pierre et Miqnelon et les dispositions hospitalières de leurs habitants donnent à cet archipel une
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importance particulière en cas de naufrage, Il ya quelques jours à peine, l'équipage du Vizcaino, navire espagnol armé à Liverpool par un de nos nationaux, y a trouvé, grâce à M. Paul Mazier, un refuge assuré à la suite de la perte du navire ; et de plus, par une heureuse coïncidence, M. Mazier a pu diriger nos marins au bout de quelques jours vers Cadix,
Je viens de vous donner les raisons personnelles qui m'ont fait choisir les iles Saint-Pierre et Miquelon pour suiet de ma conférence ; mais il en est d’autres qui vous touchent plus particulièrement. J'ai pensé que vous ne seriez pas fâchés d'entendre parler de ce coin de terre, dernier débris de la splendeur française dans l’Amérioue du Nord ; et puis, comme le dit si éloquemment mon noble ami Lord Dufferin en parlant de l'Irlande, dans ses “ Lettres de hautes latitudes”, traduites en français par votre compatriote M. Bédard, les modeste archipel dont je vous ai entretenu “partage avec la puissance du Canadala même aurore aux teintes vermeilles, et, pendant l'hiver, est enveloppé dans le même biane mantean” Iour vous Canadiensfrançais en particulier, le sujet n'etait pas tout-à-fait dépourvu d'intérêt. Vos pères, avant d'aborder sur les rives du Saint-Laurent, ont tous passé à proximité des rocs des îles Saint-Pierre et Miquelon, et on les aurait bien étonné alors, si on leur eût dit qu’elles seraient un jour la derniére et unique sentinelle de la mèrepatrie dans ces eaux, sillonnées par tous les preux qui ont fondé le Canada français 61 Pont déiendu, les Cartier, les Champlain, les d’Ibervilie.ete,, ete, Sic transit gloria mundi, ainsi passent les gloires de ce monde, Mais une autre conquête n’a point arrêté
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dans leur essor les germes féconds qui portaient en se postérité. Les 60,000 colons jetés France se sont multipliés comme croire qu'elle sera
eux une nombren dans ce pays par la à miracle, et tout donne lieu de représentée un jour sur cette terre américaine par un grand peuple qui parlera 84 Jangne, et sera fier de se rattacher à elle par ses origines.
j-i] en ètre antrement ! Jamais
Et comment pourrai à une jeune nationa-
plus noble berceatt ne fut oftert lité. Comment déerire ce fleuve majestueux, Ces forêts solennelles, CES sites grandioses qui font du Canada un des beaux pays du monde! Vos hivers sont rudes, mais ils ne peuvent que développer des corps vigourenx insensibles aux intempéries de l'air. Les nappes éblouissantes de votre neige ne contiennent pas de miasmies funestes à la santé, et dans Vos larges campagnes, les poamons peur ent aspirer libre. ment l'air le plus put qui soit sous le soleil. Jn été, ouffue, au feuillage Juxuriaut, SAVOUverse à voire poitrine l'oxygène es arbres résineux envoient senteurs salutaires.
une végétation t reux pour ainsi dire, à pleins flots, tandis que | dans tontes les directions leurs
D'immenses terrains, propices à la culture, w'attendint que des mains diligentes pour rendre au cer tuple ce qu'on jeur aura prêté. Développez Vus done, jeune rameau de la grande race latine ; épasur cette terre &UX horizons LMIANENSES,
nouisseZ- VO tour uñ arbre puissant. aux Ta-
et devenez à voire notées dans nn Pi
an Lumineux avenir.
ciuies plo issé glorieux, à la cime se pTro-
jetant vers 1