‹ Les impostures de LenoirChapitre 28 sur 32 · Ibid.,i. V, p · texte numérisé non relu

Ibid.,i. V, p

LES DEUX PONCES

serait-il Français? Et pour Jacquio ou Jacquiaud ou Jacquiau, je ne sache personne de Français qui ait porté un nom pareil. Enfin, toute autorité manque là-dessus, et ce devrait être assez pour la critique.

Maintenant, qu'on n'aille pas croire que, mise en si bonne voie, la personnalité séparée de Poncé Jacquio se soit arrêtée dans ce siècle même. Comme Fombre de Pierre Sclilemihl détachée de son maître, elle a continué de prendre figure d'homme. On l'avait découverte française, il lui fallait un lieu d'origine. M. Courajod l'a apporté et, comme ses devanciers, sans référence. J'en demande pardon à la mémoire d'un homme à qui l'érudition française n'aura jamais assez de reconnaissance ; mais, quoique pourvu d'une méthode admirable, d'une conscience extrême et d'un coup d'œil parfait, M. Courajod {qui est exempt d'erreur?) s'est quelquefois trompé. Il a, je le crains bien, réalisé un atelier de Nesle avant Cellini, qui n'a

jamais existé. En particulier, sa confiance en Lenoir l'a mal servi. Dans ses Documents sur Guillaume Pons\ il fait Ponce Jacqiiio d'Angonlême, et propose Forthographe de Jâcquin. D'où sortent Angoulême et Jacqnin-? C'est ce que M. Courajod n'a point dit. M. Courajod fait état d'un Guillaume Ponce ou Pons, qui vivait sous Henri IV et qu'on aurait, dit-il, également confondu avec le Ponce de Sauvai. Ce troisième Ponce n'est pas en question ici. Au demeurant, on le trouve mentionné dans des comptes, comme on y trouve notre Ponce Jacquio. Au contraire, s'agit-il de placer celui-ci auprès de maître Ponce, c'est à quoi l'on ne peut parvenir. Qui a connu l'un, ne fait mention de

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