DEUXIÈME PARTIE
taine mesure, parcequ'elles comprennent un certain nombre d'étrangers qui, bien que ne possédant pas de billets de transit, n'ont malgré tout pas l'intention arrêtée de s'établir dans le pays et quitteront l'Angleterre après un séjour d'essai ou seront rapatriés par les soins des Comités de bienfaisance (').
c) Il faut également en déduire les marins étrangers, norwégiens, suédois ou bretons, qui viennent chaque année former ou compléter les équipages des navires construits en Angleterre et constituent à eux seuls un contingent important noté à l'entrée, mais omis à la sortie (2).
Nous voici fixés sur l'importance de ce courant d'immigration ; nous devons nous demander maintenant où ce fleuve humain prend sa source, quels pays rejettent ainsi chaque année vers l'Angleterre une partie de leur population.
(!) Ainsi, il résulterait de certains renseignements complémentaires parvenus au Board of Trade qu'en 1904, sur 95.708 immigrants non désignés comme en route sur les listes, 7.697 étaient en réalité de simples transmigrants qui repartirent pour l'Amérique ou l'Afrique du Sud quelque temps après leur arrivée.
(2) D'après les statistiques spéciales, le nombre de ces marins étrangers comptés parmi les immigrants a été de 15.062, en 1102 ; de 13.410, en 1903; de 12.863 en 1904 et de 13.773, en 1905.