OLIVIER, SIMONET, JOSEPH
SIMONET, h Olivier.
A VOUS dire vrai, mon cher, je ne suis pas fâché qu’elle nous laisse seuls ; nous pourrons causer à notre aise, débiter toutes les folies qui nous passeront par la tête; enfin, faire un véritable déjeuner de gardons. . 11 ne m’est pas (lésagréable d’oublier à table de temps à autre que je suis marié et père de famille. Cela me rajeunit.
OLIVIER
A ce compte-là vous devez être très jeune. (Joseph entre pour servir.)
Je l’avoue. Allons asseyons-nous, (il s’asseoit à ganchode la table et Olivier h droite ) Eh bi'. n, que me raconterez-vous de nouveau? Hier, j’ai qiiilié le bal de bonne heure. Que s’y est- il passé après mon départ?
OLIVIER
Rien de bien important.
SIMONET
Quoi! vous n’avez pas à me faire part de quelque bon petit cancan, de quelque jolie aventure!
OLIVIER
Je ne crois pas.
SIMONET
C’est dommage!
OLIVIER
A moins pointant (jue vous no teniez à savoir, qu'il y a eu celle nuit, à Vichy, une perle do vingt mille francs à l’écarté.
SIMONET
Vingt mille francs! Il existe un fou qui a perdu vingt mille francs au jeu, eu une seule nuit ; peut-on être si peu maître