‹ Les indifférentsChapitre 62 sur 88 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

corde, escalade, surprise, esclandre... Je vois cela d’ici, c'est du dernier piquant... Encore un doigt de ce vin?

OLIVIER

Non, VOUS exagérez; vous faites mon héros plus noir qu’il n’est vraiment. De nus jours, pour compromettre une jeune fille, on n’a plus besoin d’avoir recours aux moyens mélodramatiques, il suffit de quelques circonstances favorables et d’une assiduité de tous les instants.

SIUONET.

Vraiment, c’est fâcheux, je préférais l’échelle de corde.

OLIVIER

Désolé; mais il n’y en a pas eu.

SIMONET

Enfin elle est compromise?

T rès-compromise.

SIliONET.

Et la famille? Comment a-t-elle pris la chose?

OLIVIER

Elle ne sait rien.

SIMONET, riaat.

Vraiment! quelle drôle de famille. (Joseph sert le cafë.) Nous avons tout ce qu’il nous faut, Joseph I vous pouvez vous retirer. Tâchez surtout qu’on ne nous dérange pas.

JOSEPH

Oui, moi sieur, (il sort par le fond et ferme la porte.)

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