‹ Les indifférentsChapitre 68 sur 88 · ACTE TIIOISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TIIOISIÈME

SIMOXET.

Cela ne doit pas l’empéclier de me dire bonjour en passant...

SLZAN.NE.

Bonjour! (eiIu veut s’éloiguer.)

SIUONET, la retenant.

Et de m'embrasser.

SUZANNE

T’embrasser ?

SIMONET

Oui! qu’y a-t-il là d’étonnant?

SUZANNE

C’est que jamais cette idée-là ne te vient.

SIHONET.

Ah ! tu crois ?

SUZANNE

Tu m’embrasses au jour de l’an, à la fête, et encore... quelquefois tu l’oublierais si je ne tendais mes joues. Tu no gâtes pas ta tille.

SIMONET, ï lui-mcmo.

Elle dit vrai, je ne la gâte pas.

SUZANNE

Puis-je m’en aller ?

SIMONET

Non, reste, et réponds- moi... M’aimes-lu?

SUZANNE

Quelle drôle de question me fais-tu là ?

Réponds, m’aimes-lu ?

SUZANNE

Mais on aime toujours son père.

SIMONET

Par devoir, on s’y croit obligé. . mais ton cœur te portet-il vers moi ?

SUZANNE

11 doit m’y porter.

SIMONET, se lève et passe à gancbe.

Il doit' il doit! je te répète qu’il ne s'agit pas de devoir ici! As-tu des élans de tendresse, ou n’en as-tu pas?

SUZANNE

Je ne sais que te répondre; toutes les fois que j’ai eu les

élans dont lu parles, lu l’es moqué de moi, ou lu m’as grondée.

SIMON ET

Alors, lu n’en as plus?

SUZANNE

Dame ! papa, je ne veux pas te déplaire.

SIMONET, à lui-même.

D'ordinaire lo cœur ne raisonne pas d une façon aussi serrée.

SUZANNE

Puis-je rejoindre ma mère ?

SIMONET

Rejoignez qui vous voudrez.

SUZANNE

Bon ! lu ne me tutoies plus! (A cUp-même, en remonlant au fond.) Qu’est-ce qu’il y a? Qu’est-ee que j'ai fait? Je vais trouver M. Olivier. (Elle sort par lo fonil.)

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