RS DER M D AN ET RENE
des pensées, des relations de faits, qui prouvent que les connaissances médicales étaient très répandues dans Israël (1).
Tenons-nous en pour l'instant au Livre de Job qui, au dire des exégètes, passe pour l’un des plus anciens (2), l'un des plus beaux (3) monuments de la littérature hébraïque.
Ce qui semble prouver sa haute antiquité, c'est qu'il y est fait mention de l’idolâtrie du Soleil et de la Lune, qui avait cours chez les Phéniciens et les Chaldéens.
Mais le personnage lui-même de Job a-t-il réellement |
(1) V. Des maladies vénériennes chez les Hébreux à l’époque biblique, par le D' P. HAmonic, Paris, Masson, 1887.
(2) R. Meap estime que le Livre de Job a été écrit dans le temps du séjour des Israélites en Égypte, en sorte qu’il ne serait ni antérieur à leur servitude, ni postérieur à leur délivrance (Recueil des Œuvres physiques et médicales, de R. ME4p, trad. de Coste, 1774).
D’autres commentateurs ont placé cet écrit à l’époque de la captivité de Babylone (RozLeT, Nouvelles conjectures sur la ma ladie de Job.)
RENAN en fixe la date au vire siècle avant notre ère.
(3) Un jour, Alexandre Dumas fils dinait chez M. de M“,
On vint à parler de la Bible et notamment du Livre de Job, dont M. de M*” vantait les sublimes beautés.
— J'avoue, dit Alexandre Dumas fils, que je n’ai jamais lu ce livre de Job, que j'ai toujours entendu citer comme l’un des plus beaux de la Bible. $
ai une Bible, dit M. de M”, je vous la prêterai, si vous voulez.
— Très volontiers, je l’emporterai ce soir.
— Mais c’est qu’elle grosse, dit Mve de M***,
— Oh! alors j’attendrai, reprit Alexandre Dumas en souriant.
existé? La question a été posée, et elle a été généralement résolue par l’affirmative.
- Onpense qu'il était originaire du pays d'Hus ou d'Husa, - situé dans la partie septentrionale de l'Arabie déserte, près de l'Euphrate et de la Mésopotamie.
C'était un riche et honnête Bédouin « craignant Dieu et fuyant le mal », qui, d'une grande prospérité, aurait été tout à coup plongé dans un profond dénüment.
Renan croit que Job était un patriarche qui vivait au ï moins cent ans avant la captivité d'Égypte. Il est certain que les personnages de ce poème ne sont pas Juifs et que la scène se passe hors de la Palestine.
IT
Rechercher la nature du mal de Job, en suivant le tableau symptomatique qui se trouve exposé dans la … Bible, n'est pas, à dire vrai, une entreprise nouvelle. Nous avons d’honorables précurseurs dans cette voie, - mais leurs opinions divergentes n’ont fait que compli- quer le problème, loin de l'éclaircir.
On peut, tout d’abord, se demander si le poète hébreu, bien qu'il paraisse très versé dans l'étude des sciences naturelles (en anatomie et en physiologie spécialement, il donne l'impression d’avoir eu des notions fort remar- | quables pour l'époque) — on peut, disons-nous, se ‘demander s'il a voulu faire une description purement - symbolique, ou rédiger, au contraire, une observation clinique.
Lars ut tas fé à
Si l'écrivain a eu sous les yeux un type réel, déterminé, et si le portrait qu'il nous en donne est bien fidèlement reproduit, un tel ensemble de maux a sans doute quelques analogies avec des maladies connues, mais il n’à rien qui retrace complètement un cas pathologique s’offrant à nous de toutes pièces dans la pratique courante. -
Peut-être n'est-il point donné à la raison humaine de comprendre toutes les merveilles racontées dans l’histoire de Job. La dignité du personnage, qui passait pour être M plus grand, plus illustre qu'aucun des Orientaux, ses #
richesses, son bonheur, puis, leur succédant brusque- #
ment, son adversité, sa maladie, sa patience; enfin, sa . guérison toute miraculeuse, la restitution de ses biens au double de ceux qu'il avait perdus, tout cela annonce une suite de prodiges, où nous sérions presque autorisé à . reconnaître, au lieu d’une véritable histoire, une fiction plus où moins heureuse, imaginée pour figurer l'emblème, l’allégorie du malheur aux prises avec la vertu.
Quoi qu'il en soit, référons-nous aux textes, et tentons » d’en dégager « l'inconnue » pathologique. 4 L'invasion soudaine du mal est à noter. Job est frappé d'un ulcère malin, une plaie affreuse, dépuis les pieds M jusqu'à la tête; avec un morceau de pot de terre, un tes- 4 son, il enlevait ja pourriture qui sortait de ses ulcères. …
SAINT JOB, PATRON DES AVARIÉS tr Ses nuits sont tourmentées par l’insomnie et d’affreux cauchemars. Les douleurs sont permanentes, mais elles semblent redoubler d'acuité quand vient l'obscurité.
La mastication est gênée et pénible : il a de la peine à avaler les aliments et même la salive. Il se plaint sans cesse d’une courbature généralisée.
Les altérations de la peau sont à signaler : celle-ci se crevasse, devient noire par places. Le corps se couvre de
« croûtes terreuses »; les vers pullulent dans les plaies
ulcéreuses, qui se montrent un peu partout.
Ajoutez à cela des hallucinations, du délire, des terreurs nocturnes — et une mélancolie, une hypocondrie, qu'on ne s'explique que trop dans une situation aussi navrante.
La cachexie fait de plus en plus de progrès ; la mai-
greur s accentue de jour en jour; il ne reste au malheu-
reux que «les lèvres autour des dents ». Son haleine,
d'une fétidité intolérable, éloigne de lui jusqu'à ses
proches.
Des troubles viscéraux, des « bouillonnements d’en-
trailles » complètent le tableau clinique que nous avons
brossé à très larges traits.
Puis, le malade revient à la santé, avec une rapidité tout à fait insolite, et sans qu'il reste aucune trace des
maux primitifs.
La guérison fut complète, puisqu'il put procréer jusqu'à sept fils et trois filles — tous beaux et vigoureux, ce qui éloigne toute idée de mal héréditaire.
Job vécut plus que centenaire — jusqu'à 140 ans,
disent les Saints Livres, F
Comment étiqueter une pareille affection? C’est ici que l'embarras commence.
Les moins généreux accordent à Job une seule mala-
die : la syphilis. D'autres le gratifient simultanément de
la syphilis et de la lèpre; certains leur ajoutent les dartres, la gale, la goutte, la sciatique, le fic et le feu sacré.
Bartholin compte jusqu’à douze maladies différentes, entées sur ce corps ravagé; encore est-il loin d'atteindre le chiffre du Jésuite Jean de Pineda, qui en dénembre jusqu'à trente-deux!
À une époque où on n'avait que des moyens très imparfaits de lutter contre la « peste vénérienne », qui venait de faire son apparition en Europe, on s'explique qu’on recourüt aux puissances surnaturelles, pour se guérir d’une affection contre laquelle les médecins se déclaraient désarmés. Mais — voyez la malechance! — ce fut le saint homme Job, que les « avariés » de l'époque choisirent pour patron (1)! Comme nous l'enseigne le caustique
(1) Cf. le Diarium Medicorum Ecclesiasticum, de Molanus,
A la date du 10 mai (fête de saint Job} on lit : Volunt nonnulli Sanctum Job peculiarem patronum esse eorum qui lue venerea laborant aut eam curant.
« C’est une impudence scandaleuse, écrit BAyLE (Dicé. historique et critique, t. II, 5° édition, p. 461), que de dire que la maladie de Job étoit la grosse vérole. J'avoue que dans l’Église romaine, il est patron des verolez; mais cela ne conclut rien pour
Gui Patin (1), dans une de ses lettres, un capucin, Bolduc, et un Jésuite, le précité Pineda, avaient écrit que Job avait la vérole : il n’en fallut pas davantage pour que tous ceux qu'affligeait le mal de Naples s’empressassent de le revendiquer pour parrain. Ils auraient pu tout aussi bien choisir David et Salomon qui, au dire de Patin, avaient eu, eux aussi, la syphilis. Mais saint Job sonnaït sans doute mieux à leurs oreilles.
La gravité, - l'austérité du personnage cadre mal, semble-t-il, avec une hypothèse aussi injurieuse. Mais qui ne sait aujourd’hui que les plus vertueux ne sont pas à l’abri des blessures de Vénus, expression en l'espèce impropre, car c'est souvent par une voie tout autre que le mal peut s’insinuer?
La chasteté du patriarche est, du reste, manifeste et il
l’autre supposition. Il étoit vénéré dans cette Église avant que la vérole fut connue en Europe. »
Ce n’est donc pas la vérole qui aurait été la cause de la canonisation de Job, comme d’aucuns l'avaient donné à entendre : le nom de.Job avait été inséré au Martyrologe, dès le temps de Charlemagne. Il y avait cependant, dans la ville d’Utrecht, un hôpital où l’on soignait les vérolés — et qui portait le nom de Job.
(1) Gui Pari (lettre CCCLXVIIL, p. 102 du t. Il) écrit à un de ses correspondants :
« Pour répondre à ce que vous me mandez, je vous dirai que Bolduc, capucin, a écrit aussi bien que Pineda, jésuite espagnol, que Job avoit la vérole. Je croirais volontiers que David et Salomon lavoient aussi. »
Et Bayle, citant cette phrase, ajoute judicieusement : « Notez que l’on peut prétendre que Job auroit eu cette vilaine maladie, sans avoir commis aucun acte d’'impureté qui la lui eût attirée. »
there LES INDISCRÉTIONS DE L'HISTOIRE
est allé lui-même au-devant du soupçon : il a fait, dit-il,
un accord avec ses yeux, pour « ne pas penser seulement à une vierge ». Si les agréments d’une femme ont pu le séduire, s'il a jamais commis un adultère, — ce qui pour lui est un crime énorme et une très grande iniquité — il consent à ce que sa femme soit « déshonorée » par un autre. Des accents de protestation aussi vibrants ont bien la marque de la sincérité.
Encore qu'il serait prouvé que la syphilis ait existé à la période biblique, dans le cas qui nous occupe il n’est
fait aucune allusion à des rapports sexuels, et on ne
trouve point trace de symptômes révélant une contagion directe. On s’éloignait de Job comme d’un pestiféré, comme d'un lépreux ; il inspirait le dégoût À qui l’approchait, mais non la crainte d’une contamination,
Certes Job aurait pu contracter l’ «avarie », autrement -
qu'en ayant des rapports avec une femme impure : en se servant, par exemple, de linges, d’habits, d’ustensiles qui auraient été en contact avec une personne atteinte de cette infection. Les cas de ce genre ont été et sont encore observés; mais ce qui enlève toute probabilité à cette conjecture, c’ést que le mal de Job n'avait pas les carac-
téères de la syphilis — et cet argument dispense de tout
autre.
Job n'avait-il pas plutôt la lèpre ? Ce diagnostic offrirait évidemment plus de vraisemblance que le précé- -
dent.
NE FRA à pl Da Ne HS RE: me Ses er
L'Église a, d’ailleurs, célébré le saint homme comme patron des lépreux. Des chapelles, des tableaux votifs, lui ont été consacrés dans les maladreries du Moyen Age. Beaucoup d'anciens médecins ont émis l'avis que Job était lépreux.
Un seul symptôme nous permet d'écarter de suite cette hypothèse : Job accusait d’intolérables souffrances ; or, la lèpre a pour caractère principal de produire une insensibilité des téguments telle que cela seul suffit à la faire connaître. Néanmoins, dans la variété de lèpre dite lèpre anesthésique, on observe parfois — comme l'a remarqué Bouchard — des douleurs profondes, articulaires ou osseuses, qui torturent les malades.
- On retrouve ces mêmes douleurs dans la syphilis, et il faudrait se garder d'en déduire que Job était avarié,
pas plus qu'il n’était lépreux. Les deux affections ont,
du reste, été souvent confondues par des pathologistes, et il n'y a pe si longtemps qu'elles ont été différenciées.
La lèpre des Hébreux (1), que d’autres ont nommée la lèpre blanche est entièrement localisée à la peau. C'est une éruption blanche, comme l'indique son nom, déprimée au centre, amenant la chute des poils. Or, on lit dans le livre de Job cette phrase caractéristique : « Ma
peau est devenue loule noire sur ma chair. » Il ne saurait
donc s’agir de la lèpre des Hébreux.
{1) Sur le véritable caractère de la lèpre des Hébreux, cf. les Mémoires de la Société médicale d'Émulation (T#6 70), an VIT, t. III, p. 335.
EF ee er C'LER r
D'ailleurs, cette lèpre est héréditaire et contagieuse, au contraire de la maladie de Job.
De ce que la lèpre était endémique en Ég gypte, et que les Juifs en ont été fréquemment infectés (1), il serait téméraire d’en induire que Job était atteint de cette maladie. Nous venons de dire pourquoi nous nous refusions à accepter cette hypothétique version.
Il nous faut cependant conclure. Nous y arrivons.
Quel nom donner à cet ensemble de phénomènes morbides exposés dans le Livre de Job?
Sous l'influence de causes morales, d'émotions dépressives, le système nerveux du saint homme a été fortement’ ébranlé : il a des insomnies, des visions, un abattement général, tout le cortège habituel de la névropathie.
La volonté du sujet est anéantie : il « se laisse aller », selon l'expression vulgaire; et lui qui était habitué aux soins de l'hygiène la plus rigoureuse, la plus délicate, se relâche de plus en plus: il Croupit sur son fumier, d’où on ne peut l’arracher.
Les effets de ces privations se feront bientôt sentir : ce sera la misère physiologique et son aboutissant final, la cachexie.
(1) Cf. Œuvres de R. Mran, éd. Coste, t. IL
ro El rt
Pr LOUER
De quelle nature était cette cachexie ? Les symptômes décrits permettent un diagnostic d'une relative précision.
Que Job ait présenté de la stomatite, très vraisemblablement d'origine scorbutique, nous n’y contredisons pas : dans quelle affection autre que la stomatite trouverait-on une fétidité de l’haleine aussi nette? Comment expliquer cette adhérence de la peau des lèvres avec les maxillaires, autrement qu'en supposant qu’une ulcération a détruit progressivement la muqueuse des gencives, puis la muqueuse labiale! Et, l’altération de la voix, la mastication douloureuse, ne sont-elles pas autant de signes confirmatifs d'une stomatite scorbutique (r)?
« Le Seigneur, soupire Job, a répandu mes entrailles sur la terre. Un feu brûle mes entrailles sans me donner aucun repos.» Ces douleurs intestinales sont-elles le propre du scorbut? Nous entendons les étymologistes nous répondre que scorbock ou scorbuek est un mot saxon, signifiant : déchirement du ventre. Mais il y a plus ici que du déchirement : les entrailles sont « répandues à terre. » Ne pourraît-il être question d’une chute du rectum, ou plus simplement d’une colite ulcéreuse où membraneuse? Ce ténesme, cette procidence de la muqueuse
(1) BARTHOLIN, qui a disserté, bien avant Mead, sur les maladies décrites dans la Bible, avait déjà entrevu que Job était atteint de scorbut. Il se fonde sur la cachexie, la mélancolie, la tristesse, les mauvais aliments. Il ajoute à ces circonstances l’haleine infecte, qui repoussait loin du malade ceux qui le voyaient, l’altération des dents et des gencives, la difficulté de manger; enfin un corps sec, hâve et décharné.
n + plie TS Va £ FE + Nr 17 rs-DT PAU FS ERUO a 2 D “? MEL x 4 PRE
rectale ne se voient-elles pas également dans la dysenterie ? Le doute est évidemment permis.
= Quand à cette coloration noire de la peau, dont parlent tous les exégètes, elle n'a pas été sans embarrasser fort les commentateurs.
IL n’est certes pas déraisonnable de songer soit à la maladie bronzée, soit un érysipèle (1); mais, outre que
l'affection dont Job aurait été atteint, n’a pas eu l’évolu-
tion chronique du mal d’Addison, ni la marche aiguë de l'érysipèle ambulatoire, les symptômes concomitants ne nous autoriseraient pas à nous attarder longtemps à cette solution. |
Certains purpuras, certaines éruptions péléchiales se rapprocheraient plutôt de ces taches hémorragiques, de ces ecchymoses (2) cutanées qui, en l'espèce dont il sagit, doivent se rapporter au scorbul.
(1) Bosquizton, dans une note de sa traduction de l’ouvrage de Benj. Bell, a émis l'hypothèse que Job était atteint d’érysipele ambulant, sous prétexte que ce sujet distingué avait de la fièvre continue, le poème portant : « Mes veines n’ont point de repos! ». Cest aller un peu loin dans l'interprétation d’un texte obscur.
Cette espèce d’érysipèle, dit le même auteur, aurait «gagné peu à peu tout le corps. » Cest une affirmation et rien de plus 7raitement de la Gonorrhée virulente et de la maladie vénérienne, par B. BELL, trad. p. Ed. BosquiLLon, Paris, an X (1802).
(2) « Dans le scorbut grave, ces ecchymoses finissent par se ramollir : elles s’ulcèrent et forment des plaies sanieuses, principalement aux parties déclives. Des suffusions sanguines s’opèrent aussi dans les organes internes, en même temps qu’à la peau. C’est le moment où éclatent les douleurs profondes, osseuses, ou plutôt ostéopériostiques, car on s’accorde généralement à les regarder comme occasionnées par une infiltration sanguine du périoste, cause, en outre, de la grande fragilité des os ces les scorbutiques. » ROLLET, op. cit:
MANS nn de de
AL à, AAA 4
MES ren es F
La marche, la durée et la terminaison de la maladie de Job concordent, d’ailleurs, pleinement avec l'hypothèse de scorbut, à laquelle nous nous rallions.
Le mal a eu une marche descendante, approximativement aussi rapide que sa marche ascendante, et on ne voit pas que son cours ait différé beaucoup de celui du scorbut européen.
Si nous ajoutons que l'Orient a été le théâtre de la
premicre épidémie de scorbut, consignée dans l’histoire
de la médecine, épidémie qui décima l’armée de saint Louis devant Damiette, on aura une présomption de plus en faveur de la théorie que nous défendons.
C'étaient donc, vraisemblablement, des ulcères scorbutiques que Job pansait, couché sur son fumier.
Ges ulcères étaient suppurants ; ils étaient, de plus, vermineux, et par vers il faut entendre ici des larves de mouches, qui devaient éclore avec facilité dans un terrain qui leur étaient propice.
L'évolution du mal nous éclaire encore sur sa nature : Job guérit du jour où il n'eut plus de privations, ni de chagrins.
Quel traitement avait-il suivi? les livres saints sont muets à cet égard.
Ge qui importait, c'était de démontrer comment on peut arriver à un diagnotic rétrospectif d'une assez notable
Fr