‹ Les Indo-Européens avant l'histoireChapitre 137 sur 235 · RÉSULTAT D'ENSEMBLE · texte numérisé non relu

RÉSULTAT D'ENSEMBLE

XXXI. Mon tableau de la civilisation à Babylone est achevé, et il doit m'être permis d'en résumer les conclusions en peu de mots.

Il y en a deux. La première concerne le liant degré de développement de la culture babylonienne. Ce fait était connu depuis longtemps ; pourquoi donc en faire encore l'objet d'études approfondies ? Je ne les aurais pas entreprises, et je me serais simplement référé aux descriptions d'autres auteurs, si de ce côté, dans le détail, je n'avais cru pouvoir glaner beaucoup de particularités qui ont échappé aux autres. Cela ne pouvait se faire — pas n'est besoin de le remarquer — que dans une exposition d'ensemble, englobant les choses connues, bref, dans un précis complet de tout le monde civilisé. La deuxième conclusion est relative à la preuve du rapport de causalité entre la civilisation babylonienne et l'état du pays. Cette démonstration n'a été faite par personne jusqu'ici, nulle part on n'en rencontre le moindre commencement ; mais j'ai subjectivement la pleine conviction de l'avoir fournie moi-même. Comme ce point est d'une extrême importance pour le but de mon ouvrage, je crois nécessaire de réunir sommairement les preuves éparses dans ce qui précède; l'impression d'ensemble ne laissera, j'espère, aucun doute sur l'exactitude de mon assertion.

Je dis : le Babylonien est devenu ce qu'il fut grâce au sol sur lequel il se trouvait; pour tout ce qu'il a fait, la nature lui a donné l'impulsion. Elle lui avait refusé le bois et la pierre, c'est là ce qui l'a incité à les remplacer artificiellement par la brique. Elle lui avait donné de grands fleuves navigables et la mer, c'est ce qui l'a poussé à construire le

Page 1