SOL NATAL
IL La tradition des peuples indo-européens n*a conservé ni le souvenir de l'époque de leur migration ni la mémoire de leur patrie originaire; ce que Ton peut citer sous ce rapport n'est que l'œuvre savante d'une époque postérieure et n'a par conséquent aucune valeur('). L'opinion dominante relègue la patrie primitive des Aryas en Asie centrale, dans l'antique Bactriane, où, d'après les renseignements des anciens, il y avait un peuple du nom de A rit et une région nommée Aria; d'autres la placent dans les principautés danubiennes, en Allemagne, en Russie, même dans la Sibérie septentrionale, ce qui, à la vérité, expliquerait de la manière la plus simple l'émigration des Aryas de leur patrie originaire('). Je me rallie à l'opinion dominante. L'attestation qu'elle peut emprunter à l'indication des anciens sur l'habitat
(*) Telle la lëgfende nord -germanique qu'Odin est venu avec les Ases (Ases, Asie!) de l'Asie, et la légende romaine d'&ùée. Seule la légende que les Germains émigrèrent de Russie en Allemagne mérite quelque considération à mon avis. V. Livre V.
(*) Voyez une énumération précise des diverses opinions et des raisons dont on les étale dans 0. Schr^vdbr, Sprachvergleichung und Urçeschichie* Jena, 1833, p. 117-149,
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