‹ Les IndulgencesChapitre 329 sur 379 · Prière des malades à Notre-Dame de Lourdes · texte numérisé non relu

Prière des malades à Notre-Dame de Lourdes

t» Marie conçue sans péché, ô Notre-Dame de Lourdes, qui

attire/ de toute pari vos enfants vers la Grotte de vos Apparitions, vous n'avez cessé d'encourager par d'innombrables bienfaits, la confiance filiale de ceux qui ont répondu à votre appel. Sçuffraut dans moncorps et dans monàme, je viens, après

des milliers et dos milliers de pauvres malades, me prosterner à vos pieds, et implorer la grâce demaguérison. Mère toute lionne et toute-puissante auprès de Notre-Seigneur, faites que je suis délivré demes infirmités et que je puisse consacrer mes forées rétablies au service de Dieu et de mes frères. Combien il me serait doux de proclamer que je dois à votre intercession le retour d'une santé qui, en attestant votre miséricorde envers moi, deviendrait peut-être, pour beaucoup d'âmes, un motif de conversion !

Mais je désire, par-dessus tout,m'abandonner entre vos mains maternelles. Si c'est la volonté de Jésus-Christ, mon divin Sauveur, à laquelle votre volonté demeure unie, que le calice de ma passion ne s'éloigne pas quant à présent, je souhaite de pouvoir dire, avec résignation et avec amour, que je le veux aussi moi-même. Faites donc pénétrer, jusqu'au fond de mon cœur, l'adhésion pleine et entière à cette consolante doctrine venue du ciel : que le Dieu de bonté nous aime infiniment, toujours et partout, mais plus spécialement, sans doute, quand il nous associe aux douleurs de Jésus-Christ et nous attache à sa croix.

O Vierge Immaculée, Notre-Dame de Lourdes, Mère d'un Dieu qui a été l'Homme de douleurs, votre divin Fils a voulu que vous fussiez à côté de lui sur le calvaire, pendant qu'il souffrait et mourait pour nous. Il vous aimait, comme un Dieu seul peut aimer sa Mère, et il a voulu toutefois que votre âme fût transpercée d'un glaive de douleur, afin que votre amour pour Lui se révêlât et grandît dans la communauté d'inexprimables souffrances.

Obtenez-moi cette grâce, Notre-Dame de Lourdes, consolatrice des affligés, salut des infirmes, que j'aime Dieu de plus en plus, à mesure que se prolongent et s'aggravent mes

PRIERES I. NUL' LICENCIEES

épreuves. Un tel miracle est plus grand que ne léserait la soudaineté de ma parfaite guérison. Pour me rendre la santé une parole suffirait, dite par vous au nom et avec le pouvoir de Celui qui est votre Fils comme il est votre Dieu, tandis que la résignation dans la souffrance, pour me faire accepter avec joie la maladie et son cortège de maux, je sens que c'est, d'une manière éminente, l'œuvre du Très-Haut. Oui, je vois qu'il est en quelque sorte plus facile à Dieu de guérir la douleur que de la faire aimer. Mais, si vous le voulez, ma faiblesse aura pour appui une force surnaturelle qui la rendra victorieuse et ainsi manifestera l'étendue de votre pouvoir.

Puissent les angoisses de ma maladie, sanctifiées par la soumission à la volonté divine, être unies à l'agonie de mon divin Sauveur ; puissent mes larmes, mêlées à ses larmes et à son sang, achever l'expiation de mes fautes passées et attirer des grâces de résurrection sur les pauvres âmes mourantes ou mortes par le péché. Que l'abondance de vos dons, ô mon Dieu, je vous en supplie, au nom de votre Mère, soit accordée, en particulier, aux personnes qui me sont unies par les liens du sang ou de l'amitié. Faites que mes souffrances, en attendant qu'il vous plaise d'y mettre un terme, ouvrent pour eux une source de bénédictions.

O Mère de douleur et Mère de miséricordieuse bonté, qui avez été debout aupiedde la Croix, priez pour nous, afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ. Ainsi soit-il.

Indulgence applicable] : 300 jours. — Pie X, 13 (20) novembre 1907. — Acta S. Sedis, XLI, 52 suiv.

Page 1