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L'Archiconfrérie de la Sainte Messe réparatrice

On trouverait difficilement dans toute la France une seule paroisse où cette pieuse association n'eût sa raison d'être. ?s "est-il pas juste, en effet, d'offrir la réparation là même où se commet le mal? et sont-elles bien nombreuses en France les communautés de fidèles dont tous les membres observent exactement, le deuxième commandement de l'Eglise :

Les dimanches messe ouïras, Et les fêtes pareillement ?

Hélas '. qui n'éprouverait, avec la pieuse fondatrice de celte œuvre, un véritable serrement de cœur en voyant, le dimanche, à l'heure du sacrifice, ces longues rangées de chaises et de bancs ride* dans nos églises '! Oui, il faut en convenir, le mal est grand : en beaucoup d'endroits il est presque universel : on n'assiste plus au saint sacri-j fice de la mes

Suppléera la messe par la messe elle-même; substituera

toute messe d'obligation omise par un de nos frères une messe

de subrogation entendue pieusement, à cette intention, pal

une l'une fidèle qui a déjà satisfait a son devoir, voilà le but île

e archiconfrérie.

1. Cf. Instruction pastoral'' de Monseigneur Vévêque de Valence, du

eetlc Messe reparut fice, parla Rde M. D.

L G., de l'Ordre de Prémontré. Avignon, 1885, chez Aubanel. — La divins^

Hostie, bulletin mensuel de l'archiconfrérie de la Messe réparatrice. <>n

- abonne au mon istère de Sainte-Anne de Bonlieu, près Marsanne ^Drôme).

\i;t:ilK (iM i;i RIE DE i\ SAINTE MESSE REPARATRICE 1 'il

Une humble ouvrière do Paris, une pauvre veuve, devenue plus tard religieuse converse d'une communauté do Norbertines, nommée

mur Rose, se sentit l'inspiration d'employer sa vie entière à ce noble but : réparer et faire réparer la gloire de Dieu par le sacrifice le plus capable île produire cette réparation. Ce projet, conçu au pied du saint tabernacle, le 19 juin L862,jourde la Fête-Dieu, fut communiqué à quelques âmes pieuses. Elles le goûtèrent et voulurent s'y r. I.a dévotion à la sainte messe réparatrice était l'ondée; elle no tarda pas à se répandre.

Pareille au grain de sénevé, l'œuvre, si humble à ses débuts, est devenue un grand arbre dont les rameaux si' sont propagés déjà dans la plupart des contrées de l'Europe et jusque dans les autres parties du monde. En 1883, le P. Verbeke S. .1.. au Congrès Eucharistique de Liège, a l'ait l'éloge de l'œuvre de la Messe réparatrice el son discours a suscité de grands applaudissements.

M'1 l'évêque de Valence, par l'ordonnance épiscopale du 27 avril 1886, voulut bien ériger ce pieux exercice en confrérie dans l'église paroissiale de Sainte-Anne, à Bonlieu, près Marianne (Drùme). Un bref du pape Léon XIII, en date du 24 août de cette même année 1886, lui conféra avec le titre d'archiconfrerie, les privilèges ordinairement attachés à ce titre ^c'est-àdiiv. le pouvoir d'affilier, dans le territoire de la France seulement, toute autre association de même nom et de même but, et de la faire participer à tous les avantages. ou faveurs spirituelles qui lui ont été accordés, ou qui le seront dans la suite. On doit seulement, dans ces affiliations, se conformer aux règles prescrites à cet effet par Clément VIII (voir ci-dessus p. 38 et suiv.).

D'autres archiconfréries de même nom et de même but, approuvées parle Saint-Siège, existentà Manchesterpowr l'Angleterre, àTongerloo H890 pour la Belgique, à Berne-Heeswyk 1 1 890j pour la Hollande, et au couvent desPrémonlrés de Strahov-Prague Bobême) oùreposent les ossements de saint .Norbert, pour l'Autriche-Hongrie 1 1894 .

Là pratique essentielle de cette dévotion est très simple et très facile : tous les chrétiens dignes de ce nom devraient l'embrasser. Chaque associé s'engage à entendre une seconde messe, les dimanches et fêtes d'obligation, aux lieu cl place d'un fidèle absent, et avec l'intention particulière et explicite de réparer la gloire de Dieu atteinte par cette absence coupable.

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