L'Archiconfrérie du Sacré-Cœur de Jésus
Le but de cette archiconfrérie est d'honorer avec ferveur le divin Cœur de Jésus, de lui rendre amour pour amour, de le remercier pour l'institution de la sainte Eucharistie, de le ■édommagrer des froideurs, des ingratitudes et des outrages dont est souvent payée son infinie charité. Entrer dans cette confrérie, et travailler avec zèle à en atteindre le but, est un moyen assuré pour avoir part aux promesses bien connues, faites par Xotre-Seigneur à tous ceux qui se dévoueraient au culte de son Sacré-Cœur.
La bienheureuse Marguerite-Marie dans sa lettre IIIe témoigne la grande joie que lui a procurée l'érection (à Coutanees1 d'une semblable confrérie, et l'espérance d'en voir une seconde s'établir (à Paris .
Toutefois, ces confréries, connue plusieurs autres fondées, dès 1666, par le Vén. P. Eudes, avaient plutôt pour objet le culte commun du Cœur de Jésus et du Cœur de Mari:- voir >"ix, /. c, p. 8, not. 1 . Ce n'est qu'après la mort de la Bienheureuse 1690 que prirent naissance les confréries du Cœur de Jésus dont le but est la dévotion au Sacré-Cœur comme l'entendait la Bienheureuse, et telle que l'Église la recommande maintenant.
En 1097 et 1698, il existait déjà Lreize confréries du Sacré-Cœur
1 Cf. Nilles, S. J., de Rationibîis festorum SS. Cordis Jcsu, etc., editio V3. Œniponte 188"), notamment t. I. p 266 ei oit, etc., — Nix, Culfus SS, Covrfis .lesu, edit. 2. pp. 11 et 125,
lf>8 IIe PART., I\" 5ECT. — • CONFRÉRIES ET ASSOCIATION:-. PI]
de I -ns en divers lieux, par exemple à Vienne, chez les Ursulines, et lus Souverains Pontifes leuravaient accordé des Indulgences. En 1726 on comptait 296 brefs de ce genre accordés à des confréries du Cœur de Jésus; enl764 le nombre de ces Ijrefs était de 1.089.
A Rome, la confrérie du Cœur de Jésus ne fut érigée qu'en 1729. Le P. ■!. Gallifet, S. J., se trouvait alors dans la Ville Eternelle. En 1720, il avait publié, à Rome même, son livre Dr la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus. Grâce à cette circonstance, une confrérie du eur « pour la préservation des maladies contagieuses et de la mort subite » fut érigée canoniquement dans l'église de Saint-Théodore, en 1729. Le P. Gallifet prêcha en la solennité de la fondation <•! resta toujours un zélé promoteur de la confrérie; mais ni luimême ni saint Léonard de Port-Maurice n*en furent à proprement parler les fondateurs, bien que, jusqu'ici, on les ait à tort regardés comme tels. Ce dernier, lorsqu'il vint à Rome pour la première fois en 1730, s'empressa de se faire recevoir dans la confrérie et il devint une de ses gloires, comme saint Paul de la Croix, les Vén. Gaspard Buffalo et Vincent Strambi, et nombre de cardinaux, prélats, et nobles personna
Par un bref du 7 mars 1732, le pape Clément XII accorda à cette confrérie romaine des Indulgences et des privilèges et l'éleva au rang d'archiconfrérie avec le pouvoir de s'affilier d'autres confrésemblables et de leur communiquer ses Indulgences. Clément XIII et Clément XIV lui concédèrent de nouvelles faveur-.
Outre cette archiconfrérie qui existe encore actuellement dans l'église de Saint-Théodore et qu'on appelle la confrérie des Sacconi, à cause du vêtement en forme de sac que les confrères portent dans les processions, le zélé P. Felici, S. J., fondateur de la pieuse association de Saint-Paul pour les prêtres . avait, en 1797. érigé une confrérie du Sacré-Cœur de Jésus dans la petite église de Sainte-Marie ad Pineam Mite in Capella). Le but était d'abord de pourvoir aux besoins spirituels des mariniers. Cent cinquante hommes y entrèrent aussitôt et s'engagèrent par vœu à ne jamais profaner le saint nom de Dieu. De son côté, le W Felici leur enseignait de courtes invocations que, depuis, on répète souvent dans les églises et chapelles de Rome (voir t. I, p. 318).
Lorsque, le 25 janvier ISO.'l, la pieuse association de Saint- Paul célébra sa fête patronale, le pape Pie Vil érigea cette confrérie du Cœur de Jésus (de Sainte Marie ad Pineam) en archiconfrérie avec le pouvoir de s'affilier d'autres confréries du
ABCHICONFnÉRIE DU SAClî K-CŒTI! DE JESUS |ti!)
même titre et de leur communiquer ses Indulgences et privilèges. Afin de favoriser sa bienfaisante influence, le pape Léon XII transféra le siège de l'archiconfrérie au centre de la ville, en la belle église de Sauta Maria délie l'ace, où il se trouve maintenant encore. L'archiconfrérie est sons la direction de la pieuse association de Saint-Paul, établie en cette même église. Le secrétaire est actuellement le clianoine Borgia. En 1818, l'archiconfrérie comptait déjà 1.500 confréries affiliées; bientôt ce nombre s'est élevé à 10.000, en y comprenant les confréries de France et de Belgique pour lesquelles c'est seulement depuis quelque temps que les confréries de Paray et de Moulins ont été érigées en archiconfréries.
Les diverses branches de l'ancienne archiconfrérie établie dans l'église de Saint-Théodore ne peuvent, comme l'archiconfrérie ellemême, admettre que les hommes, et ceux-ci s'engagent non seulement à honorer le Sacré-Cœur, mais encore à pratiquer diverses œuvres de pénitence et de charité. Il existe, en Italie, plusieurs branches de ce genre. — Au contraire, l'archiconfrérie plus récente de Santa Maria délia Pace a pour unique but le culte du Sacré-Cœur; elle admet les personnes des deux sexesetne prescrit d'autres œuvres que celles qui se rapportent directement au culte du Sacré-Cœur. Comme les confréries, canoniquement érigées par les évèques dans nos contrées, n'ont d'autre but principal que celui de l'archiconfrérie romaine de Santa Maria délia Pace, c'est à celle-ci qu'il faut demanderde participer aux riches Indulgences dont nous allons parler. Et c'est d'elle seule qu'il va être question.
Les confréries de France et de Belgique peuvent, par spécial privilège, se faire agréger, celles de Belgique à l'archiconfrérie de Paray-le-Monial (bref pontifical du 20 juin 1879), et celles de France, soit à l'archiconfrérie de Paray (bref pontifical du 29 mars 1878), soit à l'archiconfrérie de Moulins '. Cette dernière a été érigée pour la France le 3 juin 1833, par M-' de Dreux-Brézé, en vertu de l'autorisation spéciale que lui avait accordée Pie IX. Le même Pontife, de sainte mémoire, pour récompenser la France du zèle qu'elle met à propager le culte du Sacré-Cœur, et pour exciter encore davantage sa ferveur, voulut bien accorder à l'archiconfrérie établie par l'évêque de Moulins une faveur toute particulière : toutes les con-
1 . Il n'est pas fait mention ici de l'archiconfrérie du Sacré-Cœur établie dans l'église votive du Sacré-Cœur à Montmartre Paris . Nous en parlerons séparément et avec détail dans l'article suivant.
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fréries qui lui sont affiliées jouissent non seulement des nombreuses Indulgences et faveurs spirituelles accordées à l'archiconfrérie romaine — on en trouvera le détail ci-après — mais chaque confrère peut en outre gagner tous les mois une Indulgence plénière, au jour qu'il choisira pour cela.
Les confréries belges et françaises abrégées à l'archiconfrérie de Paray jouissent de tous les privilèges et de toutes les Indulgences de l'association de Moulins, sans en excepter l'Indulgence spéciale de tous les mois. Pour gagner cette dernière, qui est applicable aux âmes du purgatoire, il faut se confesser, communier, visiter l'église de la confrérie et y prier aux intentions du Souverain Pontife. Le confesseur peut toutefois, pour un motif niable, prescrire une autre bonne œuvre en place de la visite.
Pie VII accorda des privilèges el des Indulgences en grand nombre à l'archiconfrérie romaine (Santa Maria délia Face) et à toutes les confréries de la même espèce qui lui seraient régulièrement agrégées. Cesfaveurs furent encore augmentées par ses successeurs.
Parmi les privilèges, il faut noter les suivants :
1° On peut, dans une même localité, établir plusieurs confréries du Sacré-Cœur '.
2° La confrérie du Sacré-Cœur peut être érigée même dans les s et les chapelles des religieuses, et sans qu'on soit obligé de tenir compte, comme dans les cas ordinaires, de la distance des confréries de la même espèce qui se trouveraient dans le voisin
3° Chaque confrérie nouvellement agrégée peut, après réception du décret d'affiliation, célébrer, une seule fois, une fête spéciale en l'honneur du Cœur de Jésus. Ce jour-là, non seulement celui qui chantera la grand'messe, mais tous les prêtres qui offriront le saint sacrifice dans l'église de la confrérie, pourront dire la messe du Sacré-Cœur. On est libre de choisir pour celte fête tel jour que l'on préférera, pourvu que ce ne soit pas un dimanche de I"' ou dé 2 classe, ni pendant une octave privilégiée, ni un jour de fête ou de vigile privilégiée3.
i" L'archiconfrérie peut, en s'agrégeanl d'autres confréries du Sacré-Cœur, se servir d'une formule qui lui esl spéciale, bien qu'elle ne corresponde pas entièrement aux prescriptions faites àcesujel \
1. Voir Niixes, /. c, t. I. p. 526-527; voir aussi plus haut. p. lti. ■i Léon XIII. dans l'audience du cardinal Vicaire (1 juillet 1*83. — Voir Nii.i.i.s. /. c, 1-1 ci-dessus, p. 19).
Rit. Congr. 15 avril 1815 {Rescr. auth., p. '.. Voir plus haut, p. 51, et Reser. au th., p. 662,
IRGHICONFRERIB DU SACRÉ-CŒUR Dl JÉSUS 171
Voir les formules pour l'agrégation, IIIe partie (formules diverses), n. 54.
L'archiconfrérie communique aussi à des prêtres isolés le pouvoir d'agréger des confrères, à la condition qu'il ne se trouve pas de confrérie du Sacré-Cœur dans les environs, et qu'à l'endroit même il y ail difficulté pour en ériger. Mais le prêtre qui a reçu ce pouvoir, doit, à l'occasion, envoyer les noms de ceux qu'il a inscrits au secrétaire de l'archiconfrérie à Rome (Monsign. Canon. Borgia, Seminario Romano).
La confrérie étant regardée plutôt comme pieuse association, on y admet aussi à Rome tous ceux qui en font la demande par lettre ou par intermédiaire.
Pieux exercices des membres de la confrérie. — 1° Chaque année ils célèbrent avec grande dévotion la fête du Sacré-Cœur, et, à moins d'empêchement, ils recevront ce jour-là les sacrements de pénitence et d'Eucharistie. — 2° ils s'efforceront de s'approcher des sacrements au moins une fois le mois, autant que possible le 1er vendredi ou le Ier dimanche du mois; et ils tâcheront d'assister assidûment aux exercices publics de dévotion qui se font pendant l'année en l'honneur du Sacré-Cœur. — 3° Ils prieront souvent les uns pour les autres, et pour les associés défunts. A Rome, dans l'église de l'archiconfrérie, on offre chaque mois trois fois le saint sacrifice de la messe pour les confrères décédés, et tous les dimanches on récite pour eux des prières spéciales. — Ces trois premiers exercices, cependant, ne sont point des conditions essentielles pour gagner les Indulgences de la confrérie. — 4° Chaque jour ils réciteront, en l'honneur du Sacré-Cœur, une fois le Pater, Y Ave et le Credo, avec la petite prière : Doux Cœur de Jésus, faites que je vous aime toujours de plus en plus.
Tous les fidèles peuvent, en récitant cette seule oraison jaculatoire, gagner chaque fois 300 jours d'Indulgence, et une Indulgence plénière une fois le mois, ainsi que nous l'avons dit, ■ t. I, p. 160, n. 10. Quant aux membres de la confrérie, ils peuvent en outre gagner les sept Indulgences suivantes, s'ils récitent chaque jour les prières que nous venons d'indiquer au numéro 4.
Indulgences (Rescr. au/h., p. 457) : — 1° Indulgence plénière,
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le jour de la réception dans la confrérie. Conditions : confession, communion et prière aux intentions du Souverain Pontife;
— 2° Indulgence plénière, à la fête du Sacré-Cœur ', ou le dimanche suivant, aux mêmes conditions; — 3° Indulgence plénière, le 1er vendredi ou le 1er dimanche de chaque mois; mêmes conditions; — 4° Indulgence plénière, un jour au choix, chaque mois, aux mêmes conditions; — o° Indulgence plénière, à. l'heure de la mort, si, vraiment contrit, on invoque au moins de cœur, lorsqu'on ne peut le faire de bouche, le saint Nom de Jésus;
— 6° 7 ans et 7 quarantaines, les quatre dimanches qui précèdentimmédiatement la fête du Sacré-Cœur ; — 7° 60 jours, pour chaque bonne œuvre.
La récitation des prières quotidiennes indiquées plus haut n'est pas essentiellement requise pour gagner les Indulgences suivantes (déclaration de la Secrétairerie de la Sacrée Congrégation des Indulgences, 6 mars 1840; : — 8° Toutes les Indulgences des Stations de Rome (voir t. I., p. 577), à condition que les associés visitent, aux jours des Stations, l'église delà confrérie et y prient aux intentions du Souverain Pontife. La confession et la communion ne sont exigées que pour les quatre Indulgences plénières; — 9° Indulgence plénière, aux dix fêtes suivantes : Immaculée Conception, Nativité de la sainte Vierge, Annonciation, Purification et Assomption; Toussaint, jour des Morts, saint Joseph, saint Pierre et saint Paul, et saint Jean apôtre et évangéliste. Conditions : confession, communion, visite de l'église de la confrérie; — 10° "tans et 7 quarantaines, aux autres fêtes de la très sainte Vierge et des apôtres (Voyez t. I, p. 119); condition : visiter l'église de la confrérie; — 11° 7 ans et 7 quarantaines, chaque jour de la neuvaine qui précède la fête du Sacré-Cœur ; conditions : visite d'une église ou d'une chapelle publique où l'on célèbre cette fête, et prière aux intentions du Souverain Pontife2; — 12" Indulgence plénière,
1. < in peut, sans faire partie de la confrérie, gagner en cette fête une Indulgence plénière et plusieurs Indulgences partielles [voir t. I, pp. iOl
et m .
2. D'après un rescrit déposé aux archives de la Sacrée Congrégation des
indulgences. Léon XII. en date du 21 mai 1828, a accordé aux membres de la confrérie. La même Indulgence et aux mêmes conditions, pour chacun des trois joui- d'un triduum préparatoire à la fête du Sacré-Cœur.
ARClilCOXlltélUK OU SACRE-CŒUR DE JESUS 173
chacun des six dimanches ou des six vendredis qui précèdent immédiatement la Fête du Sacré-Cœur. Pour avoir part à cette faveur, on doit se confesser, communier, visiter une église ou chapelle publique où se célèbre la iéte,el y prier aux intentions du Souverain Pontife.
Les associés empêchés légitimement de faire les visites prescrites dans les numéros 8, 9, 10, Il et 12, ont néanmoins droit aux Indulgences, s'ils accomplissent, en place de la visite, une autre bonne œuvre désignée par leur confesseur.
En vertu d'un rescrit de la Secrétairerie des Mémoriaux, du 13 mai 181b, toutes les Indulgences énumérées jusqu'ici (du numéro 1 au numéro 12 peuvent être gagnées, même par les fidèles qui ne seraient pas inscrits dans l'archiconfrérie du Sacré-Cœur, partout où Tonne peut ériger de confrérie ou d'association pieuse, partout aussi où, pour un motif quelconque, il est trop difficile de se faire agréger à l'archiconfrérie romaine. Dans ce cas, il suffît d'accomplir fidèlement les œuvres prescrites comme nous les avons indiquées plus haut {Raccolta, édition romaine de 1855, p. 145).
13° Indulgence plenière, à la léte de saint Grégoire le Grand 12 mars : conditions : confession, communion, visite de l'église de la confrérie, et prière aux intentions du Souverain Pontife; — 14° Les membres de la confrérie du Sacré-Cœur peuvent en outre gagner une Indulgence plénière tous les jours auxquels ils pratiqueront l'exercice du Culte perpétuel du Cœur de Jésus.
Voici en quoi consiste cet exercice : aux; jour- que les associés veulent spécialement consacrer au Sacré-Cœur, ils s'approchent des sacrements, visitent une église ou un oratoire public, et y prient quelque temps aux intentions de >'. S. l'ère le Pape (notamment pour le Souverain Pontife et le clergé, pour l'exaltation de la sainte Eglise catholique, pour l'extirpation des hérésies, pour la conversion des pécheurs, pour la paix et la concorde entre les princes chrétiens, pour tous les associés de ce pieux excercice et pour les âmes du purgatoire). De plus, ils renouvellent les promesses de leur baptême, et les autres promesses faites au divin Sauveur; et, seuls ou en commun, font environ une heure d'oraison, soit mentale soit vocale. Enfin, pour que ce culte soit vraiment comme le feu perpétuel qui ne s'éteint jamais sur l'autel Lévit., vi, 13 , ils s'efforcent de redire souvent avec ferveur quelques pieuses oraisons jaculatoires en l'honneur du Sacré Cœur. ïD'après la feuille spé-
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ciale que l'archiconfrérie romaine a publiée sur cet excerc
Cet exercice, que le pape Léon XII a enrichi de l'Indulgence mentionnée 1* février 1826), a donné naissance à une pieuse union : Sodalitas perpétuée adorationisSS. CordisJesu, — qui n'est cependant qu'une association locale de la ville de Home. Grégoire XVI lui accorda, parrescrit du 14 décembre 1841, quelques Indulgences spéciales, qu'onpeut voir dans les Rescr. auth.,l, n. 361.Quanl à l'Indulgence plénière que nous avons rapportée, on peut la gagner partout, toties quoties, pourvu qu'on remplisse les conditions marquées cidessus, et que l'on soit inscrit dans l'archiconfrérie du Sacré-Cœur.
15u Enfin, par un bref du 11 mars 1S73, confirmant toutes les Indulgences énumérées jusqu'ici, Pie IX accorda aux associés une Indulgence plénière, à la fête de saint Pie V (5 mai). Pour la gagner, il faut se confesser, communier, visiter (à partir des premières vêpres) l'église ou la chapelle de la confrérie, et y prier aux intentions ordinaires.
Toutes ces Indulgences sont applicables aux dmes du purgatoire.
20. — L'Archiconfrérie du Sacré-Cœur, pour la liberté du Pape et le salut de toute la société, établie dans le sanctuaire de Montmartre '.
Au mois d'août 1669, dans une vision célèbre rapportée par la Publication de Paray-le-Monial (t. Il, lettr. cive), la bienheureuse Marguerite-Marie fut chargée par Notre-Seigneur de demander à la France l'érection d'une église en l'honneur de son Sacré-Cœur, et une consécration nationale à ce Cœur adorable. Après deux siècles de délai, en 1870, au milieu des désastres de la guerre, la France humiliée, mais pénitente, se souvint de la demande miséricordieuse du Sauveur : elle fit vœu d'élever à Montmartre un temple dédié au Sacré-Cœur, symbole de l'édifice spirituel des cœurs pénitents et dévoués qu'elle voulait lui offrir. La devise adoptée pour l'œuvre du Vœu national est: Sacratissimo Cordi Jesu Chrisli Gallia pœnitens et devota.
1. D'après les documents récents qui nous ont été communiqués avec la plus cordiale bienveillance par les chapelains du Sacré-Cœur.