L'ARCHICONFRERIE DE L'ARCHANGE SAINT-MICHEL
la confrérie ou un des sepl jours suivants, au choix de l'associé confession et communion); — 2° à l'article de la mort moyennant confession et communion, ou, dans le cas d'impossibilité, invocation du nom de Jésus, de bouche ou de cœur;
— 3° à la fête principale de la confrérie (jour choisi par les confrères et approuvé par l'évêque — au mont Saint-Michel il a été tixé au 29 septembre) ou l'un des jours de l'octave (confession, communion, visiter l'église ou la chapelle de la confrérie et y prier aux intentions ordinaires); — 4° à Noël; — o° à l'Assomption; — 6° à la dédicace de la basilique du mont Saint-Michel, 1(5 octobre ; — 7° à la fête des SS. Pierre et Paul [mêmes conditions qu'au n° 3).
II. Ixdl lckxces partielles : 1° 7 ans et 1 qu arantaines à quatre autres jours de l'année, choisis par les confrères et approuvés par l'Ordinaire, moyennant visite à l'église ou chapelle de la confrérie avec prières aux intentions du Souverain Pontife; pour le diocèse de Coutances on a choisi le 18 mars, fête de saint Gabriel archange ; le 8 mai, fête de l'apparition de saint Michel au mont Gargan; le 2 octobre, fête des SS. Anges gardiens; et le 24 octobre, fête de saint Raphaël archange; 2° 60 jours pour toute œuvre de piété, de zèle ou de charité.
Toutes ces Indulgences ont été confirmées à l'archiconfrérie par un bref du Souverain Pontife Léon XIII du 17 août 1897.
III. Induit : 1° Les confrères commencent à gagner les Indulgences à partir du jour de leur admission par les zélateurs et zélatrices, lors même que leurs noms ne seraient inscrits que plus tard sur le registre général de la confrérie ; (rescrit du 9 février 1895) ; 2° la visite de l'église ou de la cha-
• pelle delà confrérie peut être remplacée par une visite en n'importe quelle église ou oratoire public (bref du 28 juillet 1896);
— 3° l'autel de Saint-Michel, où les messes de l'archiconfrérie sont célébrées, est privilégié à perpétuité pour tous les défunts. (bref du 24 juillet 1896).
Remarque. — En Allemagne, la confrérie de Saint-Michel a pour but principal de procurer au Souverain Pontife, dans ces temps difficiles, des offrandes pécuniaires dont il a besoin pour gouverner l'Église. — En France, l'Œuvre du Douer de Saint-Pierre par cotisation réalisait, jusqu'à ces derniers temps, le but de cette association allemande.
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51. — Société de Saint-Raphaël. Œuvre protectrice des émigrants '.
On connaît le nombre toujours grand des émigrants européens que la misère pousse chaque année à s'expatrier et à chercher fortune sur les côtes d'Afrique ou dans les terres encore peu habitées des deux Amériques. Ce que l'on sait moins peut-être, ce sont les dangers sans nombre, pour l'àme et pour le corps, auxquels sont exposés la plupart de ces malheureux.
Nos compatriotes émigrants sont surtout victimes des nombreux abus commis par les agents de certains gouvernements et compagnies : promesses mensongères au début, exploitation odieuse dans
ils d'embarquement et de débarquement, déceptions cruelles à l'arrivée, mauvais traitements, séquestration dans les pays d'immigration vis-à-vis de ceux qui avaient des contrats ouavaieni des avances ; enfin difficultés sans nombre ou impossibilité de rapatrier ces malheureux qui ne pouvaient plus vivre sur la terre étrangère. Ainsi livrés, isolés et sans défense, aux racoleurs des
-s, aux exploiteurs et aux corrupteurs qui les attendent dans les ports, nos émigrants sont aussi privés de secours religieux au départ, pendant la traversée, et très souvent dans leur patrie d'adoption a.
La société fondée sous le patronage de l'archange saint Raphaël s'est donné pour mission de soustraire ses clients à tant de dangers. Elle a placé, dans tous les ports d'embarquement et de débarquement, des hommes indépendants et fidèles, la plupart prêtres, payés par elle-même : c'est à eux que les émigrants sont adressés par des billets particuliers de recommandation avant qu'ils abandonnent leur propre domicile. Ces
1. D'après les derniers documents publiés parla société, et spécialement, d'après la brochure intitulée : Protégez l'émigrant ! par le comte Préo. Waldboti i>e Bassenbbim, secrétaire général de la société Saint-Raphaël en
que; Imprimerie Saint-Augustin, Bruges.
2. Rapport sur lu colonisation el les œuvres catholiques de protection des émigrants, présenté à l'Assemblée générale île- Catholiques de France, par .1/. Charles Pista, le 2 mai 1891; Besançon, 1811.
SI m SAINT-RAPHAË1 im.i i; LES ÉMIGRANTS .''>•'!'.•
hommes de confiance les éclairent d'abord sur leurs véritables intérêts, sur les chances de succès, comme aussi sur les graves risques qu'ils peuvent courir. Ils se chargent ensuite de traiter le prix du passage et président aux opérations du change. Ce sont eux qui reçoivent l'émigrant à la gare du port d'embarquement, lui indiquent une hôtellerie honnête, mettent à sa portée les moyens de se réconcilier avec Dieu avant d'entreprendre un si loue,- et si périlleux voyage, etc.. A bord, ils surveillent le classement des émigrants, ils ont soin de ne recommander que les lignes qui présentent le plus de garantie au point de vue moral et matériel, et sans relâche ils travaillent à améliorer les conditions de la traversée.
A son arrivée dans la nouvelle patrie, le protégé de saint Raphaël trouve de nouveau un prêtre et un homme de confiance qui l'accueillent amicalement, lui parlent sa langue maternelle, et qui, bien au courant des choses du pays, conseillent l'émigrant, le guident et le protègent. Souvent même, ils trouveront moyen de l'établir immédiatement et ils seront toujours prêts à l'assister et à l'aider, si plus tard il a besoin de leur secours. Et tous ces services, ils les prêtent aux émigrants tout gratuitement.
Cette société protectrice des émigrants est née d'un comité qui s'était formé à l'assemblée générale des catholiques d'Allemagne tenue en 1868 à Bambergf Bavière). Recommandée par presque tous les évêques d'Allemagne et enrichie de précieuses Indulgences par le Souverain Pontife, l'œuvre s'est étendue bientôt; avec les émigrants de langue allemande elle s'est implantée et a pris déjà de profondes racines en Amérique ; puis elle a passé en Autriche, en Italie, en Belgique, en Suisse, et elle vient de commencer en France.
En effet, dans le congrès catholique de Lille (19-24 novembre 1889), les congressistes ont. non seulement émis le vœu de voir l'œuvre se constituer dans notre patrie (vœu renouvelé en mai 1891 par l'assemblée générale des catholiques de France , mais ils ont voté sa constitution dans le Nord et le Pas-de-Calais. En attendant qu'il y ait un comité central établi pour la France, ces deux départements se rallient à la société belge de Saint-Raphaël. Les Français peuvent donc, dès à présent, s'adresser pour tout ce qui regarde l'œuvre des émigrants, à M. le comte Frédéric Waldboti de Bassenheim, secrétaire général de l'œuvre, résidant actuellement au château de Buxheini,
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sur-Mer Bavière), ou au secrétaire adjoint, M. le Chevalier St. iTYdewalle, à Saint-André-lez-Bruges Belgique .
Le ï) décembre 1890, une réunion internationale des principaux membres des sociétés de Saint-Raphaël a eu lieu à Lueerne, où le programme commun fut discuté. En outre, on adopta les résolutions suivantes :
1° Il y a lieu de créer un lien entre toutes les sociétés catholiques protectrices des émigrants ;
•2" De promouvoir la création de sociétés analogues dans les pays catholiques d'émigration où elles n'existent pas encore ;
3° De placer toutes ces sociétés sous le vocable de l'archange Raphaël.
La même conférence émit le vœu formel de conserver aux sociétés de Saint-Raphaël de chaque nation leur autonomie et leur administration absolument distinctes. Les sociétés réunies à Lueerne s'engagèrent aussi à se communiquer réciproquement tous les faits importants qui intéressent l'œuvre et les émigrants, dans les pays d'émigration ou d'immigration.
Organisation. — Ce que nous avons dit sur cette œuvre, peut déjà en faire comprendre l'organisation et le fonctionnement. Nous ajoutons seulement les points suivants :
1° Les délégués de la société qui résident dans les ports d'embarquement, donnent aussi aux émigrants avant qu'ils ne se soient décidés à partir, tous les renseignements dont ils peuvent avoir besoin, et qui sont toujours puisés aux sources les plus sûres. Ces délégués répondent gratuitement à toutes les lettres qu'on leur adresse à ce sujet.
Lu société belge a multiplié les délégués et les sous-délégués de l'œuvre : elle en a établi au moins un dans chaque arrondissement du royaume. Les journaux de la région publient de temps en temps les noms de ces nommes de confiance. Ces délégués transmettent au secrétaire général de la société les informations sur la personne, les aptitudes, les ressources, la moralité et le caractère de chacun de ceux qui ont envie d'émigrer. D'autre part les délégués dans les pays d'outre-mer font connaître si et dans quelles
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conditions l'émigrant a quelque chance de réussir dans leur pays. Delà sorte, te secrétaire général (voir son adresse ci-dessus) peut dire à chacun s'il a quelque espoir de succès, où el comment; il peut ainsi veiller à ne laisser émigrer que ceux qui on! chance de réussir el à ne les envoyer que dans les lieux où se trouvent réunies des conditions satisfaisantes au poinl devuephysique el moral. Le principe fondamental de l'œu\ re esl d'assurer également le bienêtre moral et matériel.
■lù Pour le transport des émigrants, l'association traite directement avec les compagnies transatlantiques; au besoin, elle agit auprès des gouvernements pour faire cesser les abus et pour obtenir que les lois les plus indispensables de l'hygiène et de la morale soient observées dans les entreponts.
Plusieurs compagnies maritimes ont déjà fait droit aux justes demandes de la société de Saint-Raphaël. Ainsi on a obtenu que, dans les paquebots, les familles soient séparées des célibataires, et que la paitie réservée pour elles soit divisée par des cloisons en compartiments, que les hommes seuls soient relégués d'un côté du navire, les femmes seules de l'autre, etc., etc.
3° Non contente de procurer aux émigrants les secours indispensables dont ils ont besoin à l'entrée et au sortir des ports maritimes, l'association s'efforce encore de donner à son œuvre tout le perfectionnement désirable, en créant, du moins dans les ports les plus fréquentés, des asiles de Saint-Raphaël, pour les partants ou pour les arrivants.
Un de ces établissements déjà achevé à New-York, le Leo-Haus, a été construit aux frais des catholiques allemands d'Amérique, pour recevoir leurs compatriotes qui viennent de traverser l'Océan. On y trouve un secrétariat fixe, où lesémigrés reçoivent gratuitement des conseils et des renseignements sur le choix des centres de colonisation ; on y trouve des écoles et des prêtres catholiques; on y trouve même un logement convenable sous la surveillance des sœurs de charité. Le Leo-Haus a déjà rendu d'innombrables services aux émigrants et à l'Eglise catholique d'Amérique. Depuis son inauguration (1889) jusqu'au Ie' août 1808, le Leo-Ham a reçu 32.000 émigrants ; 28.251 repas ont été servis gratuitement; 9.093 indigents ont reçu gratuitement l'hospitalité de nuit.
4° Mais pour rendre aux protégés de saint Raphaël tant de
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précieux services, l'œuvre a besoin de beaucoup de prières et de beaucoup d'aumônes. Aux associés d'offrir les unes et les autres. Ils se divisent, pour chaque nation, en plusieurs catégories, et versent tous une cotisation annuelle plus ou moins considérable.
La société belge compte trois classes de membres : les membres d'honneur versant au moins 10 francs par an; les membres effectifs dont la cotisation annuelle est de 5 francs ; et les adhérents qui ne paient qu'un franc. A la tête de chaque série de dix membres, il y a un zélateur ou une zélatrice qui recueille les aumônes et les transmet au secrétariat ou à l'un des délégués de l'association.
Chaque associé doit réciter aux fins de l'œuvre les prières journalières suivantes :
« Seigneur, exaucez nos prières, et bénissez les voies de vos serviteurs, afin qne, dans toutes les vicissitudes du voyage et de la '"'. ils se réjouissent toujours de votre 'protection. Ainsi soit-//. »
" Snmie Marie, patronne des passagers, et vous, saint Raphaël, priez pour nous. »
Ils peuvent se contenter aussi de réciter un Pater et un Ave ave- l'invocation : o Suint archange Raphaël, priez <pou r non s. »
Chaque année, partout où il y a au moins vingt membres, l'association fait dire, en la fête de saint Raphaël 24 octobre ou le dimanche suivant, la sainte messe pour les émigrants et pour les associés. On recommande aussi aux membres de la société d'offrir li sainte communion ce jour-là pour les infortunés qui s'expatrient vers des régions lointaines.
Ces prières et ces aumônes ne restent pas stériles : nous en avons la preuve dans hjs chiffres suivants que nous tirons de l'un des derniers comptes rendus 1899) de l'œuvre en Allemagne. Depuis 1872, la société a reçu à brème 441.660 clients, et, à Hambourg, 15.521. En comprenant Anvers, Rotterdam, Amsterdam et le Havre, 520.000 émigrants ont recouru aux services de la société. Sur ce nombre, 150.000 ont assisté au service religieux célébré avant chaque embarquenu'iit ; 70.600 se sont approchés des sacrements ; 80.790 émigrants ont été recommandés à des hommes de confiance dans les pays d'outre-mer. Le change de la monnaie, surveillé par les hommes de confiance, s'est élevé à 13.126.857 marks ; ils ont répondu à 80.553 demandes et lettres.
mm il i i DE SAINT-RAPHAËL POUR LB8 EMIGRANTS 343
La société belge de Saint-Raphaël a donné aussi de très heureux résultats, sous l'excellente direction de son président, le sénateur von Ockerhout, à Bruges, el de son secrétaire général, le comte Waldbott-Bas&enheim. Aussi, le 22 février «•! le :t mars 1899, au Parlement belge, à l'occasion de la discussion <lu bilan du ministère des affaires étrangères, a-t-on rappelé, en termes forl élogieux, l'action efficace de la société. El à l'Exposition universelle de Bruxelles, la société a eu deux médailles d'or pour les services rendus par elle au bien public.
Comme la société allemande, la société belge publie, pour assurer lesuccès de l'œuvre, un Bulletin de Saint-Raphaël, à l'usage des délégués, des émigrants et des associas de l'œuvre. Il paraît en deux éditions, française et flamande, tous les trois mois; on s'abonne à Bruges au secrétariat (1 franc par an). <m a publié aussi, dans les mêmes langues, un Guide /mur le Canada (2e édition).
Indulgences. — Un bref du Saint-Siège, en date du L2H février 1S90, accorde à la société belge de Saint-Raphaël les Indulgences suivantes :
1" Indulgence plénière pour tous les membres de cette société, à la fête de saint Raphaël 21 octobre) ou le dimanche qui suit immédiatement la fête du saint archange. Pour participer à cette faveur, lesassociés doivent se confesser, communier, visiter pieusement — entre les premières vêpres et le coucher du soleil du lendemain — une église ou une chapelle publique, et y prier aux intentions ordinaires du Souverain Pontife.
2° Pour tous les émigrants catholiques qui se confient au patronage de la société, Indulgence plénière : a) à l'article de la mort, si, après avoir reçu les sacrements ou, en cas d'impossibilité, véritablement contrits, ils invoquent pieusement, de bouche ou au moins de cœur, le saint nom de Jésus ; b) au jour de leur départ, si, après avoir reçu les sacrements, ils visitent pieusement une église ou une chapelle publique et y prient comme il a été dit ci-dessus.
Par un rescrit de la Sacrée Congrégation des Indulgences du 17 mai 1890, les Indulgences suivantes ont été en outre accordées à cette société :
I. — Pour les membres : 1° Indulgence plénière, le jour de l'entrée dans la société ou le dimanche suivant; conditions : confession, communion, visite d'une église ou d'un oratoire
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public en y priant aux intentions du Souverain Pontife; — 2° à l'heure de la mort, aux conditions ordinaires.
II. — Les émigrants qui se confient à la protection de la société de Saint-Raphaël peuvent gagner l'Indulgence plénière qui leur est accordée pour le jour du départ, l'un des cinq jours précédant leur embarquement.
Toutes ces Indulgences (excepté celles pour l'heure de la mort sont applicables aux âmes du purgatoire; et elles sont concédées inperpetuum.
Ces mêmes Indulgences furent déjà accordées auparavant à la société allemande et américaine.
52. — Archiconfrérie en l'honneur de saint Joseph (église Saint-Roch à Rome ').
Cette confrérie a pour but de promouvoir le culte et l'imitation de saint Joseph dans ses membres et dans les autres fidèles, et d'obtenir ainsi pour tous la puissante protection du glorieux patriarche.
Elle commença en 1860 dans l'église paroissiale de Saint- Roch à Rome, fut approuvée et enrichie d'Indulgences par un bref du pape Pie IX, le 14 mars 1802 ; un autre bref, du 23 septembre de la même année, l'éleva au titre d'archiconfrérie, avec le pouvoir de s'alïilier. hors de Rome, toutes les confréries ou associations semblables et de leur communiquer ses Indulgences.
Pour affilier à l'archiconfrérie de Rome une association de Saint-Joseph déjà canoniquemenl érigée par l'évêque diocésain, on peut s'adresser au curé de Saint-Roch, D. Romolo AUegrifti, parroco di S. Roceoa Huma voir les formules dont on peut se servir, dans notre IIIe partie, n. 51, b.
Pour atteindre le but indiqué, l'archiconfrérie recommande les pieuses pratiques suivantes : honorer spécialement saint Joseph par les exercices du mois de mars cf. t. Ier, p. 419] ; faire en son honneur les sept dimanches (ibid.) ; réciter souvent les prh-res de ses sept douleurs et sept allégresses [ibid.
\. D'après les diplômes officiels et les Rescr. aitlh.. II. n. 54.
LltCHICONFRÉMB in l'hONNEUÎî i>i SAIN1 JOSEPH A ROME 345
p. js.') el ^ :i i v . ; consacrer au sainl patriarche la maison que ['on habite el tout ce qu'elle renferme; dire tous les jours sept fois le Gloria Patri en l'honneur <I u saint et pour le bien des associés, el enfin porter le cordon bénit de Saint-Joseph, afin
d'honorer l'insigne pureté du glorieux époux de Marie el de l'imiter selon son propre état.
Cependant, ces diverses pratiques, et même les deux dernières, sont seulement conseillées, et ne constituent pas des conditions nécessaires pour qu'on soit membre de la confrérie. En conséquence, ('«'lui qui ne dit pas les sept Gloria Patri ou ne porte pas le cordon bénit, ne perd que les seules Indulgences spéciales attablées à ces pratiques elles-mêmes.
Indulgences (d'aprèfs le sommaire approuvé par la Sacrée Congrégation des Indulgences, le 16 mai 1885).
I. Indulgence plénière : — 1° Au jour de la réception dans la confrérie (confession et communion) ; — 2° à l'article de la mort, pour les membres de l'association qui, confessés et communies ou, si ce n'est pas possible, au moins véritablement contrits, prononcent le nom de Jésus de bouche ou même seulement de cœur ; — 3° à chacun des seize jours de fête ou autres que nous allons énumérer, si les associés se confessent, communient, visitent une église ou chapelle (à partir des premières vêpres), et prient aux intentions ordinaires. Ces jours sont : Noël, la Circoncision, l'Epiphanie, l'Ascension, la Pentecôte, la Fête-Dieu, l'Immaculée Conception, la Nativité, les Epousailles, l'Annonciation, la Visitation, la Purification et l'Assomption de la très sainte Vierge; la fête de saint Joseph (19 mars), ou l'un des neuf jours qui la précèdent immédiatement ; le troisième dimanche après Pâques, ou l'un des trois jours qui précèdent ; enfin le jour (depuis le lever du soleil jusqu'à son coucher) auquel on célèbre dans l'archiconfrérie l'office pour les associés défunts.
II. Indulgences partielles : — 1° 7 années et 7 quarantaines, pour les associés qui, au moins contrits, assistent pieusement à l'office en l'honneur de saint Joseph, célébré le premier mercredi de chaque mois à l'église de la confrérie; — 2° 100 jours, à chaque fois que les associés font une œuvre quelconque pour le but de la confrérie ; — 3° 50 jours, une fois par jour, s'ils
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disent pieusement en l'honneur de saint Joseph les sept Gloria Patri.
III. Privilèges : — 1° Toutes les Indulgences signalées sont applicables aux âmes du purgatoire; — 2° toutes les messes dites pour les associés défunts, dans n'importe quelle église et à quelque autel que ce soit, sont privilégiées ; — 3° les associés que la maladie ou une autre cause légitime empêche de visiter l'église quand c'est nécessaire pour gagner les Indulgences mentionnées, peuvent, en place de la visite, se faire prescrire par leur confesseur quelques autres œuvres pieuses plus convenables à leur situation ; — 4" l'archiconfrérie peut- s'agréger partout toutes les confréries de même but et de même nom, et leur communiquer toutes ses Indulgences et tous ses privi ! •
— 5° le directeur de chaque confrérie' agrégée à rarcbiconfrérie a le pouvoir de bénir les cordons dits de Saint-Joseph , el de les remettre aux associés. Ceux-ci ont par là même le droit de gagner les Indulgences que le Saint-Siège y a attachées pourvu qu'ils aient reçu et portent le saint cordon bénit par les directeurs de ces confréries (concession du pape Léon XIII, par un bief du 15 septembre 18tt:i .
En outre, le directeur du farchiconfrérie, a, par le bref du 3 mars 1871, ]i' pouvoir de déléguer à d'autres prêtres la faculté de bénir le cordon de Saint-Joseph et de l'imposer aux Qdèles avec l'application des Indulgences relatives: de consensu tamen respectivi Ordinariij extra Romans, et ubi nullum adsii sodalitium ejusdem Sancfj Josephi, cujus rector hac facultate gaudeat. Ainsi s'exprime le diplôme relatif.
Pour cette bénédiction, il faut, d'après la prescription expresse de Pie IX voir Rescr. auth., p. 569), employer la formule spéciale! qui a été approuvée parla Sacrée Congrégation des liii^s, le 19 sepj tembre 1859, el que l'on trouvera ci-après, <lans la III'' partie, n. s.
— Si le cordon a été déchiré <<\\ perdu, !<• nouveau 'luit être bénit comme le précédent, par un prêtre autorisé a cel effet.
Les Indulgences et Privilèges ne cordon de Saint-Joseph
dont il vient d'être question, et que le pape Pic IX, par le bref Quum sicut aceepimus, du 7 août 1800, a accordas a la confrérie centrale du Cordon de Saint- Joseph, établie dans l'église de Saint-Nicolas à Vérone, sont les suivantes:
I. Indulgence plénière : — 1° Au jour de la réception dans la
\i;i lll< o\l r.i liii l'I BAIN! IOSBPH V wc.l'.lts 347
confrérie confession, communion ; — -" à l'article de la mort aux conditions ordinaires, comme ci-dessus) ; — 3° le troisième dimanche après Pâques, le 23 janvier el le 19 mars (ou à l'un les sept jours suivants). Les associés qui veulent gagner ces indulgences, doivenl se confesser, communier, visiter l'église ou la chapelle de l;i confrérie^ et y prier aux intentions ordi- ■Jres.
II. Indulgences partielles : — 1° 7 ans et 7 quarantaines, pour les associés qui, contrits de leurs péchés, visitent l'église ou la chapelle de la confrérie. e1 y prienl quatre l'ois l'an, à des jours différents de ceux que nous venons d'indiquer, choisis une fois pour toutes par les associés et agréés par l'évêque; — 2° 60 Jours, chaque fois qu'ils assistent à la sainte messe ou a quelque autre office dans l'église de la confrérie; chaque fois qu'ils prennent part à quelqu'une des processions qui se font avec la permission de l'Ordinaire, ou qu'ils accompagnent le saint Sacrement quand on le porte, par exemple, chez les malades, ou qu'ils disent un Pater et un Ave au son de la cloche, s'ils sont empêchés d'accomplir ce dernier acte de piété ; chaque fois qu'ils récitent cinq Pater et cinq Ave pour les associés défunts ou font quelque autre œuvre de piété et de charité.
III. Privilèges : — 1° Toutes ces Indulgences peuvent être appliquées par manière de suffrage aux fidèles trépassés ; — 2° toutes les messes offertes pour les associés défunts, en quelque église que ce soit et à n'importe quel autel, jouissent pour ces défunts des mêmes avantages que si elles étaient dites à un autel privilégié.