PREMIÈRE PAROLE
Mon Père, pardonnez-leur, parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils font.
f. Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi,
^. Quia per sanclam crucem tuam redemisti mundum.
f. Nous vous adorons, ô Jésus, et nous vous bénissons,
i\). Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte croix.
Bien-aimé Jésus, c'est par amour pour moi que vous êtes agonisant sur la croix, afin do payerpar vos souffrances la dette de mes péchés. Vous ouvrez voire bouche divine pour m'en obtenir le pardon de l'éterneile justice : ayez compassion de tous les fidèles agonisants, et de moi-même quand je serai à celte heure dernière; donnez-nous, par les mérites de votre très précieux sang, répandu pour notre salut, une douleur si vive de nos fautes, qu'elle nous fasse expirer dans le sein de votre infinie miséricorde.
Trois fois : Gloire au Père, etc.
Miserere nostri, Domine, mi- j Ayez pitié de nous, Seigneur, serere noslri. \ ayez pitié de nous.
Mon Dieu, je crois en vous, j'espère en vous, je vous aime, et je me repens de vous avoir offensé par mes péchés.
DEUXIÈME PAROLE : Aujourd'hui tu seras avec moi en paradis.
^. Adoramus te, Qic. I ^i^. Nous vous adorons, ô Jé-
1 sus, etc., (comme pag. 162).
0 bien-aimé Jésus, c'est par amour pour moi que vous êtes agonisant sur la croix. Vous correspondez avec tant de promptitude et de libéralité à la foi du bon larron qui vous reconnaît au milieu de vos humiliations pour le Fils de Dieu, et vous l'assurez du paradis : ayez compassion de tous les fidèles agonisants, et de moi-même quand je serai à celte heure dernière ; ranimez en nous, par les mérites de votre très précieux sang, une foi si ferme et si constante, qu'elle ne soit ébranlée par aucune suggestion du démon, afin que nous aussi nous obtenions en récompense le saint paradis.
Trois fois : Gloire au Père^ etc.
Miserere nostri, etc. | Ayez pitié de nous, etc.
Mon Dieu, etc.
TROISIÈME PAROLE : Voici Totro mère ; voici votre fils.
f , Adoramus te, elc. I f. Nous vous adorons, etc.
I (comme p. 162).
0 bien-aimé Jésus, c'est par amour pour moi que vous êtes agonisant sur la croix. Vous oubliez vos propres souffrances, pour nous laisser, comme gagede votre amour, votre très sainte Mère elle-même, afin que par son moyen nous puissions recourir à vous avec confiance dans nos plus grands besoins : ayez compassion de tous les fidèles agonisants, et de moi-même quand je serai à cette heure dernière. Par le martyre intérieur d'une mère aussi chérie, excitez dans nos cœurs une ferme confiance dans les mérites infinis de votre sang très précieux, pour que nous puissions éviter l'éternelle damnation méritée par nos péchés.
Trois fois : Gloire au Père^ etc.
164 II» PARTIE, 1" SblCTluN — PRIÈRES INDULGENClÉES
Miserere nontri, etc. | Ayez pilié de nous, etc.
Mon Dieu, etc.
QUATRIÈME PAROLE : Mou Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez-vous
abandonné.
jr. Adoramus te, etc. | f. Nous vous adorons, etc.
0 bien-aimé Jésus, c'est par amour pour moi que vous êtes agonisant sur la croix. Vous ajoutez soulïrance à souffrance ; outre les cruelles douleurs du corps, vous endurez encore, avec une patience infinie, la plus pénible des afflictions d'esprit, l'abandon de votre Père éternel : ayez compassion de tous les fidèles agonisants, et de moi-même quand je serai à cette heure dernière. Par les mérites de votre très précieux sang, donneznous la grâce de souffrir avec une véritable patience toutes les douleurs et toutes les angoisses de notre agonie, afin qu'unissant nos peines aux vôtres, nous puissions ensuite jouir de votre gloire en paradis.
Trois fois : Gloire au Père, etc.
Miserere nostri, etc. | Ayez pitié de nous, etc
Mou Dieu, etc.
CINQUIÈME PAROLE : J'ai soif.
t. Adoi'amus te, etc. | f. Nous vous adorons, etc.
0 bien-aimé Jésus, c'est par amour pour moi que vous êtes agonisant sur la croix. Vous n'êtes pas rassasié de tant d'opprobres et de tant de souffrances ; vous voudriez encore en endurer davantage, afin que tous les hommes soient sauvés, et vous montrez ainsi que l'océan des douleurs de votre passion n'est point capable d'étancher la soif de votre cœur plein d'amour : ayez compassion de tous les fidèles agonisants, et de moi-même quand je serai à celte heure dernière. Par les mérites de voire très précieux sang, embrasez tellement notre cœur du feu do votre charité, qu'il le fasse languir du désir de s'unir à vous pendant toute l'éternité.
Trois fois : Gloire au Père, etc.
Miserere nostri, etc. | Ayez pitié de nous, etc.
Mon Dieu, etc.
SIXIÈME PAROLE : Tout est consommé .
fr. Adoi'amus te, etc. | f. Nous vous adorons, etc.
0 bien-aimé Jésus, c'est par amour pour moi que vous êtes agonisant sur la croix. De cette chaire de vérité, vous annoncez que vous avez accompli l'œuvre de notre rédemption, par laquelle d'enfants de perdition et de colère que nous étions, nous sommes devenus les enfants de Dieu et les héritiers du paradis: ayez compassion de tous les fidèles agonisants, et de moi-même quand je serai à cette heure dernière. Har les mérites de votre très précieux sang, détachez-nous entièrement du monde et de nous-mêmes, et, au moment de notre agonie, failes-nous la grâce de vous offrir de cœur le sacrifice de notre vie en expiation de nos péchés.
Trois fois : Gloire au Père^ etc.
Miseret^e nos'.ri, etc. | Ayez pitié de nous, etc.
Mon Dieu, etc.
SEPTIÈME PAROLE : Mon Père, je remets mon âme entre vos mains,
f. Adoramus te, etc. | ^. Nous vous adorons, etc.
0 bien-aimé Jésus, c'est par amour pour moi que vous êtes agonisant sur la croix. Comme complément d'un si grand sacrifice, vous acceptez la volonté du Père éternel en remettant votre âme entre ses mains, pour incliner ensuite la tête et mourir: ayez compassion de tous les fidèles agonisants, et de moi-même quand je serai à cette heure dernière. Par les mérites de voire très précieux sang, donnez-nous,' dans notre agonie, une parfaite conformité à votre divine volonté, afin que nous soyons prêts à vivre ou à mourir, comme il vous plaira, et que nous ne désirions rien autre chose que le parfait accomplissement en nous de votre adorable volonté.
Trois fois : Gloire au Père^ etc.
Miserere noslri, etc. I Ayez pitié de nous, etc.
Mon Dieu, etc.
Prière a la mère de douleurs. Très-sainte Mère de douleurs, par le violent martyre que vous souffrîtes au pied de la croix pendant les trois heures d'agonie de Jésus, daignez
166 II* PARTIE, l'« SECTION. — PRIÈRES INDULGENCIÉES
nous assister dans notre propre agonie, nous tous qui sommes les enfants de vos douleurs ;et, par votre intercession, obteneznous la grâce de passer du lit de la mort dans le paradis, pour y former votre couronne.
Trois Ave Maria, puis :
Marie, Mère de la grâce.
Mère de miséricorde, Protégez-nous contre l'ennemi, Et recevez-nous à l'heure de la
mort.
^. De la mort subite et imprévue.
lî;. Délivrez-nous, Seigneur.
f. Des embûches du démon,
g. Délivrez-nous, Seigneur.
f. De la mort éternelle, r^. Délivrez-nous, Seigneur.
Prions. 0 Dieu qui, pour le salut du genre humain, nous avez laissé un exemple et un secours dans la mort douloureuse de votre Fils, accordeznous, nous vous en supplions, la grâce de mériter, au moment périlleux de notre mort, de recueillir les fruits d'une si ineffable charité, et d'avoir part à la gloire de notre Rédempteur. Par le même Jésus-Christ Notre Seigneur.
Ainsi soit-il.
Jésus, Marie, Joseph, je vous donne mon cœur, mon esprit et ma vie.
Jésus, Marie, Joseph, assistez-moi dans ma dernière agonie.
Jésus, Marie, Joseph, que je meure en paix dans votre sainte compagnie.
Indulgence (Raccolta, p. 13-i) : Trois cents jours, chaque fois qu'on fait ce pieux exercice d'un cœur contrit et avec dévotion (Pic VII. — Hescr. de la S. Congr. des Rites, du "lô août 1814).
Maria, Mater gratiœ, Mater misericordiœ.
Tu nos ab hosle protège, Et mortis hora snscipe.
f. À suhitanea et improvisa morte,
R). Libéra nos, Domine.
f.Ab insidiis diaboli,
Rj. Libéra nos, Domine,
f. A morte perpétua,
i\). Libéra nos. Domine.
Oremus. Leus, qui ad hiimani generis salutem in dolorosissima Filii tui morte exemplum et snbsidinm conslitiiisti : concède, qiavsumus, ut in extremo mortis nostrœ periculo tantie charitatis effectum consequi et ipsius Redemptoris gloriœ consociari mereamur. Per eumdem Christian Dominum nostrum.
^. Amen.
36 PRIÈRE : En ego... Me voici, ô mon bon et très doux Jésus...
à réciter devant une image du crucifix.
En ego, o hone et dulcissime Jesu, ante conspectum tuinn genibus me provoho, ac maximo animi ardore te oro alque obtestor, ut meum in cor vividos fidei, spei et chaHlatis sensus, atque verain peccatorum meorum pœnitentiam, eaque emetidandi firmissimam voluntatem velis imprimere, dum magna animi affectu et dolore tua qiiinqiie vulnera mecum ipse considéra ac mente contemplor, illud prx aculis habens, quad jam in arc ponebat Tua Datid propheta de Te, o bane Jesu : Foderunl manus meas et pedes nieos ; dinuraeraverunt omnia ossa mea (Ps. XXI, 17, 18).
Me voici ^, ô bon et très doux Jésus, prosterné en votre présence. Je vous prie et vous conjure avec toute l'ardeur de mon âme do daigner imprimer dans mon cœur de vifs sentiments de foi, d'espérance et de charité, un vrai repentir de mes fautes et une très ferme volonté de m'en corriger ; tandis qu'avec un grand amour et une grande douleur je considère et contemple en esprit vos cinq plaies, ayant devant les yeux ces paroles que le prophète David vous appliquait déjà en les mettant dans votre bouche, ô bon Jésus : Us ont percé mes mains et mes pieds, ils ont compté tous mes os (Ps. xxi, 17, 18).
Indulgence [Raccolta, p. 1 iO) : Indulgence ■pUnibre (\mx\à on récite cette prière avec dévotion devant une image quelconque
1. La traduction française rend exaclemenl le texte latia. La version italienne, un peu dillërente et plus simple, n'en est pas moins autorisée, comme il est marqué expressément dans la Raccolta. Au sujet de la traduction des prières, voyez ce que nous avons dit plus haut, p. 103, n. <".
168 II* PAUTin, i""" srxTiON — prières indulgenciées
de Jésus crucifié. Pour la gagner, il faut se confesser, communier et prier pendant quelque temps aux intentions du Souverain Pontife (Cette Indulgence, accordée par Clément VIII et Benoît XIV, acte confirmée par Pie Vil *, Léon XII et Pie IX ; ce dernier pape prescrivit en outre les conditions indiquées ci-dessus par décr. de la S. Congr. des Indulgences, du 31 juillet 1858).
' /V«s, qui pvo redcmptione mundi voluisti nasci, circumcidi, a Jiidxis reprobari, a Juda traditore osciilo Iradi, vinculis dlligari, sicut agnus innocetis ad victimavi duci, atque conspectibus Ânnx, Caiplix, PilaU et Herodis indecenter offerri, a falsis testibus accusari, flogellis et opprobriis vexari, spw/is conspui, spinis coronari, coJaphis cœdi, arimdine percuti, facie velari, vestibus exui, cruci clavis affîgi, in cruce levari, inter latrones deputari, [elle et aceto potari, et lancea vulnerari : tu.
Domine, per lias sanctissimas pœnas tuas, quas ego indigmis recolo, et per sanctam erucem et mortem tuam, libéra me a pœnis infcrni, et pcrducere digneris quo perduxisli latronem tecum crucifixiim. Qui cum Pâtre et Spiritu sancto vivis et régnas, Deus, per 07nnia sœcula sœculorum. Amen.
Cinq Pater, cinq Ave et cinq Gloria.
0 Dieu, qui pour la rédemption du monde, avez bien voulu naître, être circoncis, rejeté par les Juifs, livré entre leurs mains par le baiser du traître Judas, chargé de chaînes, conduit à la mort comme un innocent agneau, indignement offert en spectacle aux yeux d'Anne, de Caïphe, de Pilate et d'Hérode, accusé par de faux témoins, flagellé, rassasié d'opprobres, couvert de crachats, couronné d'épines, meurtri par des soufflets, frappé avec un roseau, avoir le visage couvert d'un voile, être dépouillé de vos vêtements, cloué à la croix, élevé en l'air sur cette croix, rangé parmi les voleurs, abreuvé de fiel et de vinaigre, et percé d'une lance : je vous supplie, Seigneur, par ces très saintes soulïrances que je repasse dans ma mémoire, tout indigne que j'en suis, par votre sainte croix et par votre mort, délivrez-moi des peines de l'enfer, et daignez me conduire au lieu où vous avez introduit le larron crucifié avec vous; ô Dieu, qui vivez et régnez avec le Père et le Saint-Esprit dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
Cinq Pater, cinq Ate, et cinq Gloria .
1. Le pape Pie Vit, d'après le décr. de la S. Conçré italien des Indulgences, du 28 septemhro 183S {Decr. niUh., n. 26'», ad '2\ avait attaché i celte prière, outre l'Indulgence plénière, la délivrance d'une àmo du pursatniPû • mais déjà le pape Léon XII, restroi.ii^nit celle concession à la seule In-
toire
iulgence plénière, applicable toutefois aux ;1uies du purgatoire.
Indulgences [RaccoKa, p. 137): 1) Trois cents jours, une fois le jour, quand on récite d'un cœur contrit et dévotement cette prière avec cinq Pater, cinq Ave et cinq Gloria. — 2) Indulgence plénière, à l'un des trois derniers jours de chaque mois, pour ceux qui, durant un mois entier, auront récité tous les jours, de la manière indiquée, les susdites prières, pourvu qu'au jour choisi ils se confessent, communient et prient pendant un certain temps, selon les intentions du Souverain Pontife (Pie VII. <— Décr. de la S. Congr. des Indulg., du 25 août 1820).