‹ Les Indulgences, leur nature et leur usageChapitre 172 sur 396 · II" PARTIE, 1" SECTION — PRIÈRES INDULGENCIÉE · texte numérisé non relu

II" PARTIE, 1" SECTION — PRIÈRES INDULGENCIÉE

serai vainqueur ; je sais que vous viendrez à mon aide, si je mo recommande à vous; mais, dans les occasions de pécher, je crains de cesser d'invoquer voire assistance et ainsi de me perdre. Aussi la grâce que je vous conjure, autant qu'il est en moi, de me donner, c'est qu'au milieu des assauts de l'enfer, je sache toujours recourir à vous, et vous dire : ô Marie, aidezmoi, Mère du perpétuel secours, ne permettez pas que je perde mon Dieu.

2. 0 Mère du perpétuel secours, accordez-moi de pouvoir invoquer sans cesse votre nom tout-puissant, car votre nom est le secours des fidèles durant la vie et leur salut au moment de la mort. 0 Marie très pure, Marie très douce, faites que votre nom soit désormais comme la respiration de ma vie. Ne tardez pas, ô ma souveraine, de venir à mon aide, toutes les fois que je vru appellerai. Dans toutes les tentations qui viendront m'assaiilir, dans tous les besoins où je pourrai me trouver, je ne veux jamais cesser de vous invoquer, en répétant à chaque instant : Marie ! Marie ! Quel encouragement, quelle douceur, quelle confiance, quelle tendresse ne réveille pas dans mon âme votre seul nom, votre seule pensée ! Je remercie le Seigneur de ce qu'il vous a donné pour mon bien un nom si doux, si aimable, si puissant. Je ne mécontente pas de le prononcer ; je veux le prononcer avec amour, je veux que cet amour m'excite à vous invoquer sans cesse, ô Mère du perpétuel secours!

3. 0 Mère du perpétuel secours, vous êtes la dispensatrice de toutes les grâces que Dieu nous accorde, à nous infortunés pécheurs ; et, s'il vous a faite aussi puissante, aussi riche et ausj i bienveillante, c'est afin que vous nous secouriez dans nos misères. Vous êtes l'avocate dos coupables les plus malheureux d les plus abandOiinés qui recourent à vous : secourez-moi donc moi-même, qui me recommande à vous. Je remets entre vos mains mon salut éternel ; je vous confie mon âme. Admettez^ moi au nombre de vos serviteurs les plus dévoués; prenez-moi sous votre protection, et cela me suffit. Car si vous m'accordez votre secours, je ne crains rien : ni mes péchés, parce (|ue vous m'en obtenez le pardon ; ni les démons, parce que vous êtes plus puissante que tout l'enfer ; ni même Jésus, mon juge, parce qu'à votre seule prière il s'apaisera. Je ne crains qu'une chose : c'est que par négligence je ne cesse de me reconunander à vous, et aussi que je ne vienne à me perdre. Obtenez-moi, ô ma

PRIÈRES EN l'honneur DE NOTRE DAME 203

Souveraine, le pardon de mes péchés, l'amour de Jésus, la persévérance finale et la grâce de recourir toujours à vous, ô Mère du perpétuel secours !

Indulgence [Raccolta, p. 313) : Cent jours, une fois le jour, pour chacune de ces trois prières, quand on la récite d'un cœur contrit et avec dévotion (Pie IX. — Rescr. de la S. Congrégation des Rites, du 17 mai 1866).

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