L'Assistance à la sainte Messe
On ne connaît pas d'Indulgence authentique, accordée à tous les fidèles pour l'assistance au saint sacrifice do la messe. Une pareille Indulgence, si elle existait, serait insérée dans la Raccolta (voyez ci-dessus, p. 91). Ferraris, dans sa Prompta Bibliotheca, fait bien mention d'une Indulgence de 30.800 ans qui aurait été accordée par plusieurs souverains pontifes, depuis Innocent IV jusqu'à Eugène IV ; mais la Secrétairerie de la S. Congrégation des Indulgences a déclaré, le 19 mai 18.^5, en réponse à une demande qui lui avait été faite, que cette Indulgence était apocryphe. — Quelque temps après sa rentrée dans Rome, Pie VII, ayant été prié d'accorder des Indulgences aux fidèles qui assistent à la messe, s'y refusa, en disant que l'adorable sacrifice de l'autel renferme des trésors de grâce assez abondants et assez précieux pour exciter par lui-même la dévotion des pieux fidèles.
Mais, si l'Eglise n'a accordé aucune Indulgence générale pour l'assistance à la sainte messe, on peut cependant, à des titres particuliers, avoir part à quelques Indulgences partielles, en entendant la messe un jour de semaine, p. ex. si l'on est membre d'une congrégation de la sainte Vierge affiliée à la Prima-Primariay ou d'une autre confrérie jouissant d'un semblable privilège. On peut même, en assistant à la sainte messe, gagner une Indulgence plénière tous les lundis quand on a fait Vacle héroïque de charité^ et qu'on remplit les autres conditions prescrites. — D'ailleurs, dans presque toutes les confréries et associations pieuses on gagne une Indulgence partielle pour chaque bonne œuvre, et par conséquent aussi pour l'assistance à la sainte messe, qui est une œuvre éminemment pieuse entre toutes les autres.
Lorsque des concessions partieuHères d'Indulgences prescrivent coramecondition l'assistance à une messe solennelle {Missa solemnis), il ne suffirait pas, en soi, d'assister à une messe basse, ou à la messe conventuelle d'une église de couvent, ou à une simple messe chantée (m issa cawiaia, sans diacre ni sous-diacre et sans encensement). C'est ainsi que l'avait décidé la S. Congrégation des Indulgences, lel4 novemiîre 172'^ {Décret, auth., n. 86). Mais le pape Pie Vil, à la proposition faite le 21 mars 1820 par la même Congrégation, déclara que pour gagner les Indulgences il suffit, dans ce cas, d'assister à une simple messe chantée, et même à une messe basse,
2t»0 II' PARTIE, II* SECTION — PIEUX EXERCICES, ETC.
là OÙ, le jour de ces Indulgences, il n'y a pas de messe chantée (Décret auth., n. 2o0).